Retour sur ... une balade en vallée de Chamonix

Icon calendrier

04 January 2025

Retour sur ... une balade en vallée de Chamonix en juillet

Une journée en vallée de Chamonix

La vallée de Chamonix est un lieu hors du temps lorsqu’on s’aventure sur des sentiers peu fréquentés. C’est notre guide, Christine Boymond Lasserre, qui nous a fait découvrir l’un de ces lieux méconnus des touristes lors d’une belle journée de juillet. Une journée familiale de marche et visite qui a réuni petits et grands face au Mont Blanc dans une ambiance très conviviale et instructive !

Un peu au-dessus des Houches, le temps s’est arrêté au village de Vaudagne. Déambuler dans les rues, c’est découvrir l’école et sa classe unique qui date de 1872 (et a été fermée en 1983), la scierie (indispensable pour construire les chalets), le moulin à eau, l’écurie (nom local pour dire étable), l’épicerie, son café et son terrain de boules, la chapelle. Le hameau était très peuplé : 160 âmes contre 85 aux Houches. Dans les fermes, on accueillait des enfants pour raison de santé et des touristes en été. Ici, on était porteur ou gardien de refuge l’été. L’hiver, les hommes partaient pour Paris, Lyon ou l’étranger pour gagner de l’argent.

Comme dans les autres villages, la chapelle a été financée par les locaux. Autrefois propriété des gens du village, c’est aujourd'hui un bâtiment communal mais l’entretien de ses abords revient aux gens qui habitent à côté. Elle est placée sous la protection de St Félix (enfants), St Sébastien et St Théodule (maladie). De style baroque, elle a été restaurée en 1974. 

L’architecture des fermes est toujours la même : un sous-bassement en dur (pierres locales), un RDC avec une partie pour l’habitation tournée vers la lumière et l’écurie à l’arrière, une porte d’accès à l’outa (la maison) commune à l'entrée des hommes et des bêtes, un étage en bois qui servait de grange à foin et qu'on salait pour éviter les incendies. A côté et à l’écart de la ferme, un grenier (parfois un double grenier) pour conserver ce qui était précieux : les semences, les vêtements de mariage et autres richesses.

Un peu plus haut, nous découvrons Les Bouchards d'en bas et Les Bouchards d'en haut et leurs fermes. Sous le toit des fermes, notre guide nous fait remarque une spécificité locale : pas de balcon mais un petit passage pour faire sécher les fruits, les oignons ... Le hameau abritait une scierie et un four à pain utilisé pour cuire le pain, des tartes, des meringues et sécher des graines. 

En poursuivant notre chemin, nous débouchons sur un vallon face au Mont Blanc, l’alpage de Charousse. La vue est époustouflante et sera notre lieu de pique-nique. Cet alpage était une zone de transition d’un ou deux mois pour les troupeaux partis en pâtures avant d’aller plus haut (ce qu’on appelait « la remue »). Mais au-delà de sa situation exceptionnelle, Charousse est remarquable pour ses très belles fermes de construction traditionnelle dont cinq sur six datent du XVIIIe siècle. Ces chalets ont été préservées grâce l’architecte Albert Laprade qui, dans les années 1920, découvre cet endroit unique et y achète une ferme, puis d’autres, contribuant ainsi à la préservation de ce patrimoine rural exceptionnel. Aujourd’hui encore, ses descendants dont Mme Barré, sa fille, que nous avons rencontrés et nous a gentiment fait visiter son chalet, continuent à entretenir ce patrimoine en respectant les traditions architecturales. 

Une magnifique journée dans un véritable havre de paix en plein mois de juillet !

Galerie de photos