JOURNEE TOUTES GENERATIONS CONFONDUES AUTOUR DE SAINT HILAIRE DE LOULAY - 9 août 2023

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09 August 2023

JOURNEE TOUTES GENERATIONS CONFONDUES AUTOUR DE SAINT HILAIRE DE LOULAY - 9 août 2023

Nous sommes nombreux pour cette sortie d’été toutes générations confondues, les amis compris. Plus de 115 participants accompagnent ce jour-là, Claude Bauruel-Nouzille, notre déléguée départementale, pour la visite de quatre demeures vendéennes autour de Montaigu. Le temps est très beau et même chaud, pour le plaisir de tous.


La Marchegaisière, Saint-Denis-la-Chevasse

M. et Mme. Xavier Starck, propriétaires de la Marchegaizière, nous accueillent chaleureusement, la silhouette de leur logis en arrière-plan, dévoilant ainsi l’héritage venu des anciens propriétaires historiques, les Marchegay. En 1645 André Marchegay, habitant de la maison noble de la Chabotterie, fait édifier à la place de l’ancienne métairie noble du Rouchou sa demeure en deux corps de logis perpendiculaires, réunis par un pavillon carré plus élevé. A l’angle sud-ouest une échauguette. La porte d’entrée est surmontée d’un fronton triangulaire dans lequel figurent les lettres A M et la date 1645. Les Marchegay sont protestants ce qui explique l’austérité de l’architecture et l’absence de chapelle. Après sa transmission pendant cinq générations, la Marchegaizière passe aux Querqui de la Pouzaire par mariage en 1778. Elle a servi de lieu de rendez-vous pour les généraux vendéens dont Charrette et Sapinaud. On dit que Charrette y aurait dormi l’avant-veille de son arrestation. Après la mort, en 1941, de la dernière représentante du nom qui avait épousé en 1886 Henry Honoré de Béjarry, le logis est vendu aux Buor de Villeneuve en 1970, alors qu’il est en péril. En 1973, il est le lieu de la réception du mariage de Philippe de Villiers avec Dominique de Buor de Villeneuve. Le couple s’y installent en 1977. C’est là que naît l’idée du Puy du Fou et de son spectacle qui a lieu le 16 juin 1978 pour la première fois.


Château de la Lande à Saint-Hilaire-de-Loulay

Nous sommes accueillis par Monsieur Henri de Durat, le propriétaire. Muni d’un micro il nous accompagne tout au long de la visite pour nous présenter cette demeure. Le château appartient dès le XIVème siècle aux Buor de la Lande. Il le restera jusqu’au-delà de la Révolution. Pendant la Révolution, le château fut incendié mais il demeura toujours la propriété de la famille Buor car il ne fut pas vendu aux acquéreurs de biens nationaux, son propriétaire n’ayant pas émigré. Il passa ensuite toujours par mariage à un Louis de Cornulier et se fit désigner par la Lande, depuis cette alliance. Sur le fronton de la façade est sont les armes Buor reconstruites par le ménage Cornulier en 1815.

Entouré d’un parc et de terres sur plus de 300 hectares, le château possède une orangerie, des communs et une chapelle où l'on peut encore dire la messe. Jadis des foules nombreuses venaient en pèlerinage à cette chapelle pour prier sainte Anne qui en est la patronne.

L’heure du pique-nique arrivant, nous nous retrouvons sous la frondaison non loin de la chapelle pour reprendre les forces nécessaires à la visite de l’après-midi.


Château de la Fortescuyère à La Boissière-de-Montaigu

M. et Mme. Antoine de Vienne nous accueillent dans leur propriété. Celle-ci comprend deux corps de bâtiments à un étage en équerre avec à l’angle extérieur une tour carrée à la haute toiture d’ardoises. Les deux pavillons sont couverts en tuiles et percés de grandes fenêtres à petits carreaux. Les dépendances sont dans le prolongement d’une des ailes. Une chapelle complète l’ensemble. M. de Vienne nous présente d’abord la chapelle. Recouverte d’un toit en ardoises, elle fût remise en service en 2010. En contournant le logis par le sud, il nous explique les grandes dates. En 1450, Pierre Savary rend hommage au seigneur de Clisson et Palluau. En 1563, Pierre Savary, protestant, attaque Montaigu avec plusieurs gentilshommes aidés de quelques trois cents hommes. En 1643 les Charbonneau deviennent les seigneurs de Fortescuyère. En 1740 le domaine est racheté par Anne Servanteau. Avec son second mari M. de Mianne, elle fait bénir la chapelle, élargir les ouvertures, et surélever la tour. En 1796, la Fortescuyère est saisie et vendue à un Sorin, puis aux familles Trastour, puis Fayau. Ils font installer en 1820 les cheminées de marbre et un couloir distribuant les pièces. Après la guerre de 14-18 les douves sont comblées et la Fortescuyère est abandonnée. Après le rachat par les de Vienne, l’enduit au ciment de 1970 est remplacé par un enduit à base de chaux en 2010. Sont ajoutés un drainage et le chauffage.


La Roche Thévenin à la Guyonnière

Madame Favre nous accueille au bout d’une longue allée de platanes et nous conte d’abord l’histoire de la Roche Thevenin, cette ancienne baronnie dès 1411. Avant 1515, ce fief s'appelait la Roche-Brisard, du nom de ses anciens seigneurs. Il reçut son nom actuel lors de son acquisition par les Thévenin qui s’y succédèrent jusqu’au XVIIIème siècle. A partir de 1686 jusqu'en 1781 l'histoire de la Roche Thévenin se confond avec celle de la Fortescuyère du fait de plusieurs alliances avec les Charbonneau. La Roche Thévenin devient alors la Roche Charbonneau. En 1781 les Thevenin, ruinés, la vendent au Bedeau de l'Ecochère, riche nantais qui la possède jusqu'en 1794, date à laquelle la Roche Thévenin est incendiée ainsi que l'abbaye de Meslay, proche d’ici, qui appartient à l'amiral Duchaffault. Les propriétaires émigrent et la Roche Thévenin est vendue comme bien national. Il fut la propriété dans la deuxième moitié du XIXème siècle de Guillaume Grootaers, sculpteur nantais qui y a laissé des œuvres. Après plusieurs changements de propriétaires, elle devient la propriété d'un juge de paix nantais Auguste Begaud époux de Julie Gourraud de La Proustière de Chavagnes-en-Paillers. Leur fille, Julie, épouse le sculpteur Guillaume Grootäers. La Roche Thévenin leur revient par héritage et ils s’y installent en 1887. Leur fils le vend à l’abbé de Suyrot, propriétaire de l'abbaye du Meslay et descendant de l'amiral Duchaffault. Le logis sera acheté par les Favre en 1984.

Les restes du château remontent au XVIe siècle. Situé au sud de la rivière Asson au sommet d’un coteau, il est constitué d’un corps de logis rectangulaire à deux niveaux, deux dépendances terminées chacun par une tour avec toit en croupe et en ardoises, encadrent le logis pour former une cour en U. Un mur ou un bâtiment clôturait cet U à une date inconnue. Une chapelle est adjointe à l’ensemble qui date du XVI au XIXème siècle.

Cette visite et cette journée se clôturent par un rafraîchissement offert par les VMF pris face à la vallée de la rivière proche.


Nous remercions les propriétaires, nos hôtes de ce jour, pour avoir ouvert leur propriété et nous offrir l’occasion de partager leur passion pour nos vieilles maisons et notre histoire vendéenne. Merci à Claude Bauruel-Nouzille, notre déléguée, qui a organisé cette journée et choisi les sites visités avec l’aide d’Hubert David, administrateur de la délégation.


Philippe Gatbois

Secrétaire de la délégation


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