Sortie du jeudi 11 septembre 2025 autour d'Aubigné sur Layon

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23 May 2026

Compte-rendu de notre sortie du jeudi 11 septembre 2025

Sortie VMF du jeudi 11 septembre 2025 autour d'Aubigné-sur-Layon


Quelle bonne idée a eu notre trésorier pharmacien Olivier Loyer de nous emmener à Aubigné-sur-

Layon !

Nous avons été accueillis par Pierre Robé, maire de cette petite commune depuis 2014. Il s'est

beaucoup investi dans la décoration de son village et celui-ci a obtenu de nombreuses qualifications :

village de charme, petite cité de caractère, label 4 fleurs... Un de ses employés a même été reconnu

meilleur jardinier de France.

Dans sa volonté de donner une touche bucolique à sa cité, Monsieur Robé a reçu le soutien de ses

administrés : une quinzaine de bénévoles se sont engagés pour aider à réaliser et entretenir toutes les

plantations.

La mairie est fleurie de géraniums bleus, blancs et rouges.

Nous sommes dans les coteaux du Layon, 400 pieds de vigne ont été plantés dans le village, grâce à

des parrains dont le nom figure sur le plant.

Des artistes contemporains ont fait don d'oeuvres (dont Jacques Tempereau).

En route vers le cimetière ! C'est peut-être la première fois que notre groupe se rend dans un

cimetière. Celui-ci est enherbé et agrémenté de fleurs vivaces. L'art topiaire est également à

l'honneur.

L'ancien presbytère, datant du XVIème siècle, a été réaménagé et peut servir de salle de réunion.

Puisque nous parlons du presbytère, c'est l'occasion de mentionner Clément-Baltazar Mesnard, curé

d'Aubigné à partir de 1757. Il avait des idées très avancées puisqu'il souhaitait que les impôts et

corvées hérités des droits seigneuriaux soient abolis. Il a été élu député en 1789 et a prêté serment à

la Constitution Civile du Clergé en 1790. Cette même année, il a acquis le château d'Aubigné

comme bien national.

En 1794, pendant la guerre de Vendée, Aubigné fut attaqué par les royalistes. Etait-ce le jour ou la

nuit ? Toujours est-il que notre curé se trouvait chez sa servante Louise. Elle lui permit de se sauver

et d'échapper à la mort en lui donnant ses propres vêtements. Bienheureuse Louise !

Très apprécié de ses fidèles, le prêtre reprit son ministère après la tourmente.

La visite de l'église réserve son lot de surprises. Bien avant la Révolution, le curé Mesnard l'avait

fait rénover grâce au concours d'un artiste italien, Paul-François Baronni. Celui-ci a réalisé des

fresques dans le choeur en forme de trompe-l’oeil (draperies, boiseries, colonnes...). On remarque

aussi la peinture d'un oeil franc-maçon au niveau d'un arc central.

Grace à la présence de pots acoustiques, installés au Moyen-Âge, la sonorisation de l'église est

exceptionnelle.

Sur la petite place qui jouxte l'église, on trouve un globe en bronze, oeuvre d'un artiste italien

contemporain, Claudio Parmiggiani, qui donne lieu à une fête annuelle célébrant le vin des coteaux

du Layon.

La château, à proximité de l'église, a appartenu à la famille d'Agrippa d'Aubigné, dont descendait

Madame de Maintenon. Nous avons pu entrer dans le domaine et admirer une tour ronde datant du

Xème siècle.

Un grand merci, Monsieur le maire. Vous serez certainement réélu en mars prochain, avec au moins

80% des voix !

Et maintenant, allons visiter les demeures de deux pharmaciens ayant créé des jardins sublimes.

Château de Villeneuve (XIIème-XVème) à Martigné-Briand

Monsieur Vandangeon nous a accueillis dans sa magnifique propriété, où nous avons commencé par

pique-niquer, confortablement installés dans une dépendance aux tables fleuries à notre intention.

Natif de Martigné, Monsieur Vandangeon a toujours rêvé d'acheter le château et avait même fait

une proposition au propriétaire de l'époque, le Prince de Cröy, alors qu'il n'était qu'en première

année de Pharmacie. L'achat s'est finalement réalisé en 1986.

A l'origine, Villeneuve, villa nova, était un domaine gallo-romain. Au XIIème siècle, un château a

été construit, habité par différentes prestigieuses familles angevines.

La propriété seigneuriale a été transformée en domaine agricole après la Révolution.

Il a fallu reconstituer le mur d'enceinte, remonter le château, faire disparaître les reliquats des

bâtiments agricoles, les porcheries, la mare, et en avant pour les plantations de buis (buxus

sempervirens), d'ifs (taxus baccata) et de lauriers du Portugal (prunus lusitanica).

Pourquoi le choix de ces arbustes ? Tout simplement parce qu'ils permettent de pratiquer l'art

topiaire et, avec les buis, de laisser libre cours à son imagination.

La pyrale ne fait pas peur à un pharmacien. Il en connait les traitements, Imaveral, Top buxus que

l'on ne trouve qu'en Belgique. Curieuse Europe !

Nous avons cheminé dans le jardins sous la conduite de son créateur, en faisant de nombreux arrêts.

Le jardin à l'italienne, découpé en une trentaine de carrés bordés de buis, présente différents thèmes :

cartes à jeux, noeuds, caducée du pharmacien, enseignes anciennes...

Nous avons ensuite parcouru le verger, agrémenté de dames-jeannes, auquel succède une parcelle

d'Anjou sec rappelant que nous sommes dans le pays du Layon.

Nous avons poursuivi avec le jardin d'Artus, d'inspiration médiévale, et le jardin d'Armide

(« symbole de la beauté, de la luxuriance et du merveilleux regorgeant de fleurs et embaumant les

essences les plus rares »). Le tout très soigné et parfaitement entretenu !

Manoir de Chatelaison

Monsieur et Madame Gentilhomme, pharmaciens eux aussi, ont acquis ce manoir en 1977.

Depuis le décès de son mari, il y a 8 ans, Madame Gentilhomme assure courageusement l'entretien

du domaine, avec l'aide d'un jardinier un jour par semaine.

La demeure, datant du XVIème siècle, associe élégance et charme. Lors de l'achat, c'était une vieille

ferme recouverte de tôle ondulée et laissée à l'abandon.

Si l'on compare les lieux actuels avec une photographie prise avant les travaux, on constate que la

tourelle, élancée, a repris sa forme hexagonale d'origine. Cette tourelle abrite un escalier à vis.

Les fenêtres, avec traverses et meneaux, ont retrouvé leur taille initiale, et sous la fenêtre du

première étage, on peut admirer un grand panneau de tuffeau gravé de fins motifs.

En route pour le jardin labyrinthe, avec là aussi, des buis taillés, des ifs, des charmilles... A chaque

détour se révèle une nouvelle ambiance.

Le terrain à l'arrière est en pente et de l'eau en circuit fermé circule en permanence pour alimenter

fontaines ou mur d'eau.

Madame Vendangeon a reconnu que son mari, en plus d'être un botaniste hors pair, se montrait très

fantaisiste. Ici un sanglier en bronze perdu au milieu d'un bosquet. Là une chaise en fer au centre

d'un cadre suspendu à un arbre. Dans une grotte, deux têtes d'amoureux se regardant tendrement :

Roméo et Juliette, Tristan et Iseult, ou vous avant les épousailles ?

A vous d'imaginer ce que vous direz à vos petits-enfants quand vous les amènerez à Chatelaison.

Un bon goûter a clôturé cette journée si riche.

Bravo, Monsieur le maire et très chers pharmaciens ! Et un grand merci à Mario Picco pour son

reportage photographique que vous retrouvez en entier dans le lien ci-dessus.

https://photos.app.goo.gl/G5csTjoUCM7qN2Mn7

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