Conférence

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12 March 2026

L'origine du portrait de l'Egypte Antique à la Rennnaissance

Pour la première sortie de l’année, les adhérents VMF 16 avaient rendez-vous , le 12 mars dans un restaurant, pour une conférence consacrée à l’art.


La journée a commencé par un moment convivial autour de la cuisine locale. En début d’après-midi, Monsieur Sylvio Pianezzola, conférencier, nous a rejoint pour nous parler des origines du portrait de l'Egypte antique à la Rennaissance.


L'histoire du portrait est fortement liée à celle de la représentation de l’individu. La notion de sujet dans l'Art Occidental se construit tout au long de l'histoire de l'art, mais aussi de l'histoire humaine.


On attribue le premier portrait aux artistes de l'Ancien Empire Egyptien. Il est dédié aux morts. Les peintures sont omniprésentes et réservées aux dieux et aux pharaons à l'intérieur des pyramides royales.


Au siècle de Périclès, le portrait relevait soit de l’art funéraire soit de l’art glorificateur. Le premier s’adresse aux connaissances du défunt et joue le rôle de souvenir. Le second est destiné aux personnes qui ne connaissent pas le représenté.


Sous la République et l’Empire romain, les portrait d’hommes de pouvoir sont fréquents sur l’espace public (bustes sculptés, pièces de monnaie). Dans « la domus » le portrait le plus ressemblant possible est un outil de mémoire.


Avec le développement du christianisme et l’interdiction de représenter le divin, de décorer les églises avec des peintures ou des statues représentant l’être humain, l’art du portrait disparait.


Il faut attendre le XIIIème et le XIVème siècle, soit presque 1000 ans, pour que l’individu au cœur du portrait soit reconnu. L’individualité se développe dans la peinture. Les tableaux semblent peints pour eux-mêmes et non pour répondre à une commande.


A la Renaissance, en Flandre, en Italie, en France, l’art du portrait est marqué par des changements, recherche de nouvelles formes, expérience et découverte de l’individuel. La Flandre et l’Italie sont les deux pôles artistiques les plus influents. L’Italie s’attache à un réalisme qui généralise alors que la Flandre s’enrichit d’un art réaliste qui individualise. Les artistes flamands utilisent la peinture à l’huile qui permet une grande finesse du travail et une grande fluidité. En Italie, Léonard de Vinci utilise le Stumato,- travail de la lumiére sur le visage- pour donner une idée du vivant. Ainsi apparait pour la premiére fois la notion de beauté. Le travail de la lumiére en enlevant des couches, donne plus de volume et d'authenticité à l'expression du visage. Technique que reprendront par la suite les Vénitiens, Giovanni Bellini et le Titien.








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