Sortie en Grande Sologne le 5 juillet 2024

Icon calendrier

05 July 2024

Sortie en Grande Sologne le 5 juillet 2024

La grande Sologne orléanaise et ses domaines de chasse le 5 juillet 2024

Nous avons été très nombreux à participer à cette visite de la « grande Sologne » orléanaise et très chanceux

d’avoir l’occasion de découvrir ou redécouvrir la physionomie si particulière de ces immenses domaines de

chasse où l’élite de la société aristocratique et bourgeoise du XIXe siècle avait développé un extraordinaire

entre-soi rassemblant maîtres d’équipage et leurs hôtes, régisseurs, piqueux et valets de chiens, palefreniers,

gardes-chasses, jardiniers et domestiques divers, sans oublier les chevaux, chiens de meute et attelages.

Le Château de Vieux-Maisons (Ligny le Ribault),

Sous la conduite érudite de Bernard Vella, nous avons découvert le site entièrement remodelé à partir de

1884 pour Robert Leroux de Villiers, à proximité d’un ancien château du XV ou XVI ème détruit. Sur une

petite éminence, au milieu de pelouses descendant vers une longue pièce d’eau alimentée par un affluent du

Cosson, se dresse un château brique et pierre dont le plan à la savante symétrie et la profusion des hauts toits

qui le coiffent s’inspirent (très) lointainement de Chambord. Il est surtout caractéristique du goût éclectique

d’une époque où se juxtaposent des motifs empruntés à divers siècles ou influences et de modernes verrières

à armature de métal. À quelque distance, sur le même axe longitudinal, s’étend un ensemble imposant de

communs et de dépendances aux murs de moellons cernés de brique : une première cour d’écuries avec une

originale poulinière circulaire abritant six stalles et un logement permettant au gardien de surveiller,

notamment les naissances, par des ouvertures pratiquées dans le plancher, une seconde cour où se dresse un

pigeonnier polygonal, entourée d’un chenil, de remises et de logements divers, le tout accompagné

latéralement d’un potager et d’un verger isolés derrière de hauts murs.

Serres du potager de La Frogerie (La Margerie, Ligny le Ribault).

Le château de La Frogerie, construit pour Robert de Massy vers 1890-1892, est agrandi vers 1904 pour son

gendre Alexandre André, et doté d’un important ensemble de communs et dépendances. Situé de l’autre côté

de la route de La Ferté Saint-Aubin, l’ancien potager s’orne d’une serre adossée monumentale dont la vitrerie

(disparue) était portée par une imposante structure métallique et accompagnée d’un décor de céramique de

Bigot.

Château du Lude (Jouy le Potier)

Domaine emblématique de la Grande Sologne, isolé au milieu de la forêt et d’un romantique parc paysager,

le château du Lude dresse sa silhouette pittoresque sur une plate-forme irrégulière cernée de douves

qu’alimente le Cosson. Le site, sans doute occupé dès l’époque gallo-romaine, fut reconstruit à diverses

époques du Moyen Age par les familles de Beauvilliers et de la Rable ; mais son donjon fut rasé et le logis

partiellement détruit à la fin du XVIe siècle par les troupes protestantes de Coligny. Acquis au milieu du

XIXe siècle par la famille Bastide, il fut alors restauré par l’architecte diocésain H. Rapine qui le dota de

lucarnes néo-renaissance, d’un châtelet et d’une aile neuve brique et pierre inspirés de l’aile Louis XII de

Blois, tandis que le parc était aménagé par l'architecte paysagiste orléanais Georges Le Breton.

Château de Chartraine (La Ferté Saint-Aubin)

Le vaste domaine de Chartraine est un exemple typique des propriétés de chasse de la Sologne qui se sont

multipliées après l’arrivée du chemin de fer à Orléans. La construction du château commencée avant 1862,

s’est déroulée en plusieurs étapes. Comme à Vieux-Maisons, l’édifice, isolé sur les pelouses d’un vaste

jardin, se dresse sur une petite éminence dominant la vallée du Cosson, et les communs se développent

latéralement sur le même relief. Le château lui-même, construit en brique à lits rouges et noirs alternés,

présente des dispositions assez habituelles à ces demeures inspirées plus ou moins librement du « style Louis

XIII » avec un corps central de trois travées flanqué de pavillons en saillie plus élevés. Il s’accompagne d’un

ensemble considérable de communs et dépendances où la brique domine : verger et potager, maison du

jardinier, écuries, pigeonnier, chenil, kiosque, glacière, locatures et moulin sur le Cosson.

Château des Gaschetières (Lailly-en-Val)

Le domaine des Gaschetières situé en bordure de Sologne, mais dans le val, est lui aussi voisin d’une rivière,

le Ru de Vézenne, qui alimente les douves du château et la pièce d’eau du parc.

Le château actuel est un important édifice brique et pierre édifié vers 1640 par un riche trésorier des guerres

parisien sur une longue plate-forme rectangulaire. Son plan en H avec son avant-corps central couvert d’un

fronton cintré et ses pavillons latéraux en saillie est caractéristique de la première moitié du XVIIe siècle. En

1836, Il fut acquis par la famille de Fricon qui, dans la seconde moitié du siècle, y fit d’important travaux,

notamment en y élevant un escalier intérieur monumental. Les dépendances furent agrandies et dotées d’un

ample chenil, d’écuries et de remises afin d’abriter le célèbre équipage de vénerie du Marquis de Fricon, le

tout, selon l’usage, bâti en moellons avec des parties vives brique et pierre.

L’été se sera fait attendre mais nous aura comblés : une jolie lumière tout au long de la journée, un

terrain suffisamment sec dans les parkings aménagés pour nous et ce n’était pas gagné..., un temps de rêve

pour notre pique-nique convivial dans le cadre enchanteur de L’Atelier du grand-père de Mme de

Charsonville ou à l’ombre de grands arbres.

Nous remercions vivement les propriétaires pour l’accueil qu’ils ont réservé à notre groupe très important et

pour ces intéressantes visites au cours desquelles nous auront été partagés passions, joies, doutes, difficultés

d’entretien et idées de valorisation.

Monique Chatenet

Delphine Mulsant

Bernard Vella

Vieux-Maisons

La serre de La Frogerie

Le Lude

Chartaine

Les Gaschetières