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Présentation : 

            Véritable demeure fortifiée du début de la Renaissance encore très bien conservée du terroir Tonnerois, le manoir de Pimelles a gardé toutes ses défenses de l’époque (bretèches, assomoir, meurtrières) témoins de l’histoire mouvementée de la Bourgogne pendant les guerres de religion.

            Autrefois propriété de la famille de Courcelles, seigneurs de Tanlay et cousins de la puissante famille des Coligny, Pimelles était le refuge des abbés de Molesmes en cas de guerre ou d’épidémie, ce qui lui valait le surnom par les historiens du XIXe siècle de « château des moines ». L’abbaye de Molesmes, fondée au XIe siècle par Saint Robert, marque le début de l’aventure cistercienne. Elle est l’abbaye mère de Cîteaux. En effet, c’est en partant de cette abbaye que Robert de Molesmes va fonder Cîteaux en 1098. Servant de refuge aux abbés, Pimelles avait ainsi une place importante dans le paysage politique bourguignon.

              Le manoir fut construit par Jean de Courcelles, seigneur de Plancy entre 1520 et 1550 qui y  accueillit d’importantes figures du royaume. Au cours de ses cinq siècles d’histoire, ce véritable petit bijou architectural toujours debout a accueilli des personnages variés de hauts rangs : moines, abbés, pèlerins des chemins de Saint Jacques de Compostelle et de Vézelay, nobles seigneurs et chevaliers combattants vainqueurs à Marignan, mais aussi des résistants et soldats américains des Première et Seconde guerres mondiales se sont succédé au château de Pimelles. De nombreuses inscriptions ont été laissées par les différents résidents sur les murs du bâtiment : devises, croix, portraits, armoiries …  Le calcaire tendre et lissé des encadrements d’ouvertures a été particulièrement propice aux graveurs de graffiti. Dans la chambre du premier étage, sous une fenêtre simple se trouve un cartouche composé de rinceaux en bas et d’une croix inscrite dans un cœur en haut. Une devise y est inscrite : « L’Oeil voit, Cuer croit », formule que l’on pourrait développer par « ne pas croire ses yeux, mais plutôt son cœur ». On peut dater cette inscription du XVIIe siècle. Sur le côté d’une fenêtre de la tour on peut lire : « Vertu vault mieux que Force ». Cette maxime est dans la droite ligne de la Réforme catholique du XVIIsiècle.

         Cet établissement permettait de contrôler visuellement les routes d’Ancy-le-Franc, d’Ancy-le-Libre, de Cruzy-le-Châtel, de Laignes et de Tanlay, puisque situé à leur carrefour. Le manoir était aussi situé à proximité immédiate des forêts et truffières noires de Bourgogne dont les Courcelles tiraient leurs revenus Laissé à l’abandon au XVIIIsiècle, le manoir est en partie sauvé dans les années 1970 par l’ancienne propriétaire, Jacqueline Nizart qui a fait mettre l’édifice hors d’eau et a remonté une partie des murs.

      Tel le prince de la Belle au bois dormant, Olivier Colson son nouveau propriétaire, tombe amoureux en 2015 de ce lieu abandonné hors du temps et commence à défricher le jardin à la machette pour accéder à son château. Lentement mais surement, ce passionné fait sortir ce manoir de l’oubli et souhaite lui redonner sa vie d’antan.  Le chantier est monumental, car une moitié de la bâtisse a été détruite au cours de son histoire.

Le porteur du projet :

           Aujourd’hui, Olivier Colson, son propriétaire, poursuit lui-même le chantier de restauration et ce avec le concours minutieux des artisans de la région, le conseil des Architectes des Bâtiments de France et le soutien de la Fondation du Patrimoine et l’association des VMF. Il a reçu le Prix d’Honneur VMF Patrice Besse 2017 qui récompense l’engagement des premiers propriétaires de demeures de caractère.

A quoi va servir le financement ?

           L’entreprise est colossale pour ce responsable de cabinet de recrutement d’Orléans qui consacre tous ses weekends à son manoir et qui n’hésite pas à réaliser lui-même certains travaux : restauration de toitures, changements des poutres maîtresses, début de restauration des cheminées Renaissance à l’identique, restauration des sols en tomettes anciennes et pierre de bourgogne, aménagement des combles, consolidation des caves…

          Confronté à d’importants travaux de réfection des toitures, des maçonneries et des charpentes, dont le montant s’élève à 24 000 €, Olivier Colson ne bénéficie d’aucune subvention, l’édifice étant non protégé.  Il participe ainsi à « Fous de patrimoine » afin de parachever la restauration des vitraux réalisés de façon traditionnelle. L’objectif de la collecte est fixé à 10 000 €, ce qui lui permettra de mettre en place ces nouveaux vitraux.

           S’entourant des meilleurs artisans de l’Yonne pour achever sa restauration, Olivier Colson a quasiment gagné son pari : sauver ce bel édifice et faire revivre une page d’histoire de Bourgogne.

Plan de financement des travaux 

Montant global des travaux : 30 000 € (charpentes, maçonneries, huisseries et ferronneries)

Objectif de collecte « Fous de patrimoine » : 10 000 € (rénovation des vitraux)