La Fondation VMF accorde 4 000 € pour la restauration de la maçonnerie du colombier de Mauvilly (21)

Le mot « Mauvilly » fut écrit pour la première fois en 1122 par Hugues de Montrical, évêque de Langres. Mais comme notre propos vise essentiellement la seigneurie de Mauvilly, nous ne remonterons pas au-delà du premier seigneur local connu qui fut, en 1273, Jehan d’Arnay (ou Darné, ou Durnay). Et puis, qui dit seigneur, dit résidence seigneuriale et aussi maison fortifiée, ce qui fait penser que c’est à cette époque que le duc de Bourgogne décida de faire construire une maison forte en ce lieu. Compte tenu de la géologie, de la topographie et de l’hydrographie de la région, son choix se porta sur Mauvilly.

D’importants travaux de terrassement furent entrepris pour modeler une motte entourée de fossés que l’eau, disponible en abondance, emplit rapidement. Des maisons d’habitation en bois, entourées d’une robuste palissade, furent les premières constructions destinées à loger une garnison.

Progressivement, la motte, soigneusement nivelée, fut entourée de solides courtines maçonnées dans l’épaisseur desquelles des chemins de ronde étaient réservés. En même temps on éleva des tours afin de renforcer la capacité défensive de l’ensemble, et l’entrée fut protégée par un pont-levis. Au fil du temps, dans l’espace délimité par les remparts, des constructions répondant aux besoins des occupants furent éditées, modifiées, aménagées, pour aboutir à leur existence actuelle

Le château de Mauvilly, dont la motte et les fondations datent du XIIème siècle, est situé en aval du village avec ses fossés d’eau vive. De l’antique Maison Forte, i1 reste une courtine abritant un chemin de ronde, deux tours, et des éléments d’architecture militaire. La cour d’honneur s’ouvre vers 1’Ouest sur une terrasse arborée. Entre la chapelle renaissance et le « petit château » s’élève un monument daté de 1869 destiné à abriter une statue de la Vierge qui a hélas disparu. Dans les caves du « grand château » on trouve des éléments architecturaux tels que des murs très épais et des voûtes qui témoignent de la nature défensive des constructions primitives.

Les aléas climatiques, l’usure des laves ont provoqué une infiltration d’eau dans le mur du pigeonnier. Il y a 40 ans environs, le pigeonnier a été enduit d’un enduit ciment qui a emprisonné l’eau. Cet eau a gelé, dégelé, et a provoqué de nombreuses fissures qui se sont élargies en fil du temps. Mes grands parents ont fait cerclé le pigeonnier à 2 endroits, ce qui a évité jusqu’à présent l’effondrement total du pigeonnier.

La Fondation VMF accorde 4 000 € aux propriétaires de Mauvilly suite à son appel à projets. Cette somme sera dédié à la restauration de la maçonnerie du colombier.