Nous reprenions cette année l’idée d’une réunion estivale autour d’un pique-nique pour que jeunes et moins jeunes se retrouvent dans une ambiance conviviale et simple, permettant aussi la découverte d’un patrimoine ardéchois.

Ce sont nos amis Garel qui nous ont accueilli à Champ La Lioure (Chomérac) pour nous montrer leur grand domaine industriel, fermé depuis une trentaine d’années mais dont il reste des éléments exceptionnels.

Nous étions une cinquantaine d’adhérents, certains avec leur famille, d’autres ayant amené agréablement des amis.

Dès 10h, après un accueil très amical, nous avons parcouru, sous la houlette de Philippe tout cet immense moulinage, construit en plusieurs périodes, en deux ensembles haut et bas de grands bâtiments, certains fort bien conservés. Avec aussi une salle des machines encore installées.

Des explications ont été bienvenues sur la soie : magnaneries familiales dispersées obtenant les cocons : puis, ces cocons sont défilés au moulinage qui tordait aussi le fil pour obtenir des écheveaux de soie grège appelés flottes ».

Ces derniers partaient ensuite pour Lyon où les « soyeux » les tissaient.

Tout le personnel était logé sur place, ce qui expliquait l’existence de l’école, de l’épicerie, de la Poste et de la Chapelle. Les filles, certaines orphelines y travaillaient jusqu’à leur mariage.

La demeure du moulinier surmontait les salles des machines.

Nous avons ensuite aperçu aussi le tout proche château du Bijou qui a appartenu aux familles Guérin puis Garel et campe encore fièrement ses quatre tours crênelées autour d’une belle bâtisse de type provençal.

Après un apéritif offert par le Comité, le repas tiré des sacs pris sous l’ombre rafraîchissante de superbes marronniers centenaires a permis de bons échanges entre des participants qui ne se connaissaient pas tous et semblent avoir apprécié ce type de rencontres.

L’après midi nous a permis d’admirer les oeuvres de Christine Lassara/Vinois exposées habilement dans les pièces de réception de la demeure Garel. Peintures diverses aux chauds coloris voisinaient avec de superbes gravures aux titres parfois mystérieux, révélant une artiste accomplie.

Puis, nous sommes partis découvrir dans la partie haute et boisée du domaine – dessiné par le grand architecte paysagiste Luizet le système hydraulique qui alimentait le moulin, un grand bassin de rétention, enfin la très belle serre dont le bâtiment qui la soutient est en cours de réfection.

Quelques nouveaux rafraîchissements bienvenus car l’air était encore bien chaud ont précédé la dispersion de tous et nombreux sont ceux qui ont trouvé agréable et intéressant ce type de rencontre.