Mardi 30 Juillet 2019

château de Bretenières

Nous étions environ une centaine, partis très tôt en car et voitures, pour nous retrouver devant le château de Bretenières, où un café nous attendait. C’est une ancienne maison-forte transformée en demeure de plaisance à partir de 1770, et nous y avons été reçus par le Comte Marc de Saint- Meuleuc, actuel propriétaire.Le bâtiment est doublé côté parc avec deux ailes en retour, puis l’ajout d’une salle en rotonde vers 1840, où l’on peut admirer des peintures murales. Il comprend également un vestibule et un escalier d’honneur ornés de bas-reliefs. Au milieu du XIXe siècle, le parc est aménagé et une ferme de style néo-toscan y est construite. 

Le château et ses dépendances, y compris les murs et les deux grilles de clôture du XVIIIe siècle et du XIXe siècle, sont inscrits aux Monuments Historiques.

Un célèbre membre de cette famille, Just de Bretenières, entre aux Missions Etrangères et est ordonné prêtre en 1864. Il s’installe peu après en Corée en « demandant la grâce du martyre ». Il y exerce son ministère, puis il va y être torturé longuement et tué au sabre en 1866. En 1984 il sera canonisé à Séoul, avec ses compagnons martyrs, et il repose dans le chœur de la vieille église de Bretenières.


Château de Talmay

Une puissante tour carrée, surmontée d’une toiture pyramidale couronnée d’un clocheton, seul reste de la forteresse primitive bâtie vers 1250, domine de sa haute silhouette le bâtiment d’une grande élégance, édifié en 1762.

Le château moderne, d’architecture classique, se compose d’un corps central avec fronton sculpté, et de deux ailes, tous construits avec de gros blocs de pierre jaune réguliers. L’entrée dans le bâtiment se fait par les façades avant et arrière du corps central, via deux escaliers à double volée en pierre. L’entrée arrière, donne sur une vaste terrasse, et permet d’accéder au jardin, par un escalier monumental en pierre, gardé par deux sphinges en pierre sculptés.

Le parc, d’une surface de sept hectares, est délimité par deux bras de la Vingeanne. Il se compose d’un jardin à la française bordé par des haies de charmilles, et à l’arrière du château d’un arrondi constitué par huit platanes de 1752,  également d’un verger de 280 pommiers,  poiriers et pruniers, bordé de fleurs, ainsi que d’un jardin des simples et d’un labyrinthe de buis.

Devant le grand portail de la propriété Arnaud Postansque nous a expliqué que le prix Mollier est un prix régional « Bourgogne-Franche-Comté » destiné à récompenser des restaurations à venir, dans le domaine du patrimoine cultuel privé : chapelle, autel, retable, statue, tableau etc. Il en est à sa troisième année d’existence. Pour y participer il faut s’adresser au siège des Vmf à Paris, qui vous transmettra un dossier à remplir.

Nous avons été accueillis par Ghislaine et Philippe Bonhoure, propriétaires avec Pierre Bordeaux Montrieux, ainsi que reçus dans l’orangerie pour le déjeuner.


Château de Fontaine-Française

Ce château est remarquable, il incarne la perfection classique des grandes demeures françaises du Siècle des Lumières. Le vaste parc est architecturé de tilleuls taillés en portiques. Le corps de logis de style Louis XV, avec mobilier et décoration d’époque, offre une remarquable unité de style.

Dans les salons d’apparat, le Comte Xavier de Caumont-la-Force qui nous y recevait, nous faisait revivre l’intense activité littéraire qui y régnait alors. Les châtelaines, Honorine de Grimaldi, princesse de Monaco et Madame de Saint Julien tenaient un salon littéraire brillant fréquenté par Voltaire et Madame de Staël.


Château de Champagne-sur-Vingeanne

Puis ce fut le château de Champagne-sur-Vingeanne, type même de la Vieille Maison Française, avec son charme et son histoire particulière.

Reçus et guidés par le Comte Michel de Broissia sur cet ancien fief comtois d’Etrabonne, enclave de l’Empire dans le royaume de France, et qui vit la construction de ce château au XVème.

Le bâtiment rectangulaire est cantonné de 4 tours à toits coniques.

Des modifications architecturales ont été opérées au XVIIIème, puis au XIXéme.

Le parc, qui a conservé  la sobriété et le charme du Moyen Age avec ses espaces utiles, (potagers, vergers,  dépendances, allée de tilleuls, pelouses, source, ponts…), incite à la promenade.