Samedi 1er juin, par un superbe soleil, nous avons depuis le parking ombragé de la piscine de Clamecy emprunté quelques rues étroites pour rejoindre la collégiale. Nous sommes tombés tout d’abord sur un très beau marché sous les halles et autour de la mairie.

Christian Rey, vice-président de la Société Scientifique et Artistique de Clamecy, homme discret, passionné et passionnant nous attend devant le porche de la Collégiale. Nous sommes 28 pour une présentation de celle-ci relevée d’anecdotes, en particulier autour de son clocher, lequel est surmonté en permanence d’un drapeau tricolore depuis la séparation de l’Église et de l’État. Éléments de finition de l’édifice des gargouilles, démontées lors de la Révolution pour éviter la destruction punitive de la tour, « en leur absence l’eau fragiliserait l’édifice fait en pierre tendre, et l’amènerait à s’écrouler ». Le résultat serait le même pour un coût très inférieur. Une fois le responsable en charge de la destruction parti, les écoulements ont été restaurés et pour finir les gargouilles actuelles sont le fruit du travail récent d’un sculpteur local.

Parcourir les ruelles étroites par ce chaud matin de juin, c’est aussi se mélanger à la foule et apprendre à vivre avec les animations locales : une fanfare bruyante ! Elle offrira un moment de silence et un micro à Christian Rey qui, en retour, a commenté les constructions anciennes de la ruelle pour tous les passants.

Le flottage du bois fut longuement évoqué, d’une part les grands trains de 75 mètres de long qui fournissaient la quasi-totalité du bois de chauffage pour Paris, ainsi que d’autre part les métiers dangereux des hommes qui les menaient dans les méandres des rivières Yonne et Seine. Ont également été évoqués les hommes célèbres et en particulier Romain Rolland et son musée que nous n’avons pas eu le temps de visiter. Merci Monsieur Rey pour avoir su nous captiver et nous avoir donné l’envie de revenir. Il est déjà midi et demie et l’on sent bien qu’il y aurait tellement plus à découvrir !

Nous reprenons donc nos véhicules pour aller déjeuner en petits groupes à Corbigny, à la découverte de tables ombragées pour reconstituer nos énergies. Les premières chaleurs ralentissent notre pas et c’est avec un peu de retard que nous nous retrouverons à l’entrée de la tuilerie de Corbigny.

On ne sait pas ce qui est le plus rafraîchissant dans cette visite réalisée à l’heure la plus chaude de la journée (15 heures). L’énergie de ce jeune homme seul pour tout faire fonctionner, avec une foi incroyable dans son métier et un savoir-faire très convaincant, ou l’ombre de l’intérieur de son « usine », son atelier de production. Dans son enthousiasme, il laisse sans doute ses explications durer parfois un peu plus que de nécessaire ! Quoiqu’il en soit l’on sort de là réconcilié avec la beauté du travail bien fait.

Ici, le fil à couper le beurre permet également de couper des carrelages en tenant compte du retrait du à la cuisson.

La surprise est venue d’où nous ne l’attendions pas.

L’église de Challement, comme annoncé, avait été ouverte par le maire pour nous. Pour entrer dans l’église il faut d’abord passer par le cimetière. Après avoir admiré la tour–porche et son tympan ajouré du XVIème siècle on pénètre dans une église lumineuse au cœur de laquelle trône un maître autel de très belle facture. Un endroit calme paisible et recueilli où l’on se sent en paix.
Quelque kilomètres plus loin se dresse le château de Lys. Un monument où tout est grand (même pour le maître des lieux, Rémy Fekété de Galantay, qui mesure bien 1 mètre 90…).

Ciel bleu, grand soleil, vue superbe dans quelque direction que l’on regarde. Nous commençons par faire le tour des lieux, car ce château, il a d’abord fallu en consolider les fondations jusqu’au rocher, pour lui permettre de retrouver sa forme actuelle, un travail titanesque qui rendra possible maintenant les travaux d’aménagement intérieur. Par ce beau temps la façade, les tours et les buis laissent présager la splendeur une fois restauré entièrement de ce château dans son écrin de nature qui devrait, dans le futur, laisser découvrir des vignobles (et non des éoliennes malgré la menace qui pèse sur une de ses lignes d’horizon).
L’accueil du maître des lieux, de son épouse et des enfants fut à la fois simple et généreux. Il nous a permis de découvrir que ans cette partie du monde le « melon » n’est pas forcément un fruit mais aussi un vin local, un vin de Tannay !

Monsieur Fékété, merci, vous nous avez reçus comme des amis !