Nous nous sommes retrouvés, avec Bénédicte Cottin, déléguée Vmf du Rhône et guide-conférencière, au pied de la statue équestre de Louis XIV, place Bellecour.

À l’époque gallo-romaine, cet endroit était une presqu’île, formée de terres alluviales. Le quartier connait alors une activité romaine, militaire et marchande : on y a retrouvé des baraques qui servaient d’entrepôts aux négociants, la ville se situant alors sur la colline de Fourvière, avant qu’elle n’en descende sur la rive de la Saône, au IIIème.

À la fin du XIIème, l’archevêque de Lyon possède la presqu’île, composée de terrains où pousse notamment une vigne. Puis abandonné, l’endroit redevient marécageux.

En 1562, le baron des Adrets attaquant Lyon, installe ses hommes d’arme sur ce qui est alors « le pré de Belle-court »

En 1604, Henri IV pousse le Conseil de la ville à acquérir le pré afin d’y aménager une place publique. Mais les héritiers de l’archevêque se disputent lors d’un interminable procès.

Bien des années plus tard, en 1708, c’est finalement Louis XIV qui obtient la possession définitive de la place. La place Louis-le-Grand est alors ornée d’une statue de bronze représentant le roi,  et réalisée par Martin Desjardins. Autour de la place sont construits des édifices, dont les façades sont dessinées par le premier architecte du roi, Robert.

Le vieux Lyon

La lumière se réfléchit sur la Saône  que nous traversons, et fait ressortir les couleurs ocrées des façades, héritages de la présence de nombreux Italiens aux XVème et XVIème siècles.

Inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, le quartier mêle de façon naturelle, découvertes historiques et vies actives.

Le Vieux-Lyon, qui s’étend au pied de la colline de Fourvière sur 24 hectares, est l’un des plus vastes quartiers Renaissance d’Europe.

La Cathédrale Saint-Jean  porte le nom de « Primatiale des Gaules » depuis 1079, distinction accordée par le pape Grégoire VII, en mémoire des martyrs et de la première église chrétienne de Gaule, fondée à Lyon par saint Pothin vers 160.

Nous retraversons la Saône pour nous trouver au cœur du quartier des Cordeliers, et y admirer l’église Saint-Nizier du XIVème siècle, élevée au rang de collégiale. Cette église est construite sur l’emplacement d’un ancien cimetière chrétien. Le premier document,  dont il reste un témoignage écrit, mentionnerait  une basilique dédiée aux « Martyrs de Lyon », datant du Vème siècle, et saint Nizier y était enterré, d’où le nom de l’édifice actuel.

Puis déjeuner dans un Bouchon typique.

Entre la fin du XVIème et le début du XVIIème siècle, l’ordre des Chartreux décida de l’édification d’une église sur les pentes de la Croix-Rousse. Assez méconnue, l’église Saint-Bruno-lès-Chartreux  est un remarquable exemple de style baroque. Un spectaculaire baldaquin surplombe l’autel. Ses draperies ont été plongés dans du plâtre et apposées directement, avant de se figer, pour rendre avec exactitude le plissé des tissus.

Nous avons eu ensuite la grande chance que ce soit Florence Mailhos, épouse du Préfet de Région, qui nous fasse découvrir la Préfecture qui fut inaugurée en 1890. C’est un énorme édifice de pierres évoquant la solidité ; un  vaste perron, ainsi qu’une rampe carrossable  en fer à cheval et de multiples sculptures, participent à la solennité recherchée. Dès l’entrée, l’impressionnant escalier d’honneur conduit, au premier étage, à la majestueuse enfilade des salons d’apparat. Ces salons sont décorés d’une abondance de moulures, de dorures, de soieries, et éclairés par de nombreux lustres en cristal et bronze, pesant chacun une tonne ! Des rafraîchissements nous sont offerts avant de nous séparer.