Lors de cette sortie de la journée organisée par notre Déléguée départementale, Claude Nouzille, nous nous sommes promenés dans la vieille ville de Saintes emmenés par notre guide M. Frédéric Chasseboeuf.

La Terrasse St Louis

Notre car, parti de la Roche sur Yon, après une halte au péage de Fontenay-le- Comte, nous dépose non loin des vestiges de l’enceinte du IIIe siècle de Saintes. Après les avoir dépassés, nous rejoignons l’ancien hôpital St Louis.

Dominant la ville et sa cathédrale, l’ensemble en cours de reconversion, se dresse sur un piton rocheux. A l’issue des guerres de religion, ce dernier voit s’établir une citadelle plus moderne en 1609 à l’initiative du gouverneur de la Saintonge. Quelques années plus tard, le cardinal de Richelieu ordonne le démantèlement de ses fortifications afin d’éviter qu’elles ne soient utilisées par les protestants.

Unique témoignage de l’ancienne citadelle, le logis du gouverneur est un corps de bâtiment longitudinal coiffé d’une toiture en ardoise. Ce dernier est converti en hôpital dans la seconde moitié du XVIIe siècle.

La Chambre des Notaires

Nous rejoignons la Chambre des notaires située dans la vieille ville.

Nous ne soupçonnons pas depuis la rue la magnifique terrasse-galerie sur cour de la Chambre départementale, ancien hôtel particulier.

L’ Échevinage

Les origines de ce bâtiment ancré au cœur du centre historique de la ville remontent au XVe siècle, époque qui voit le retour à la paix civile après les ravages de la guerre de Cent Ans, ainsi que la confirmation par le roi Louis XI de la charte communale accordée en 1199 par la duchesse Aliénor d’Aquitaine.

De ce premier édifice, seule témoigne la tour octogonale du beffroi, dont les parties supérieures sont postérieures de près d’un siècle. Couronnée d’un dôme à lanternon, elle est achevée en 1587. Le corps de bâtiment principal est repris au XVIIIe siècle. Il est précédé d’une cour pavée et d’un portail monumental orné d’une grille en fer forgé.

Le Jardin de l’Hôtellerie

Le jardin de l’Hostellerie est niché au creux de l’ancien hôtel particulier Béon de Massès, du nom d’un ancien gouverneur de Saintonge, transformé aujourd’hui en Centre d’Interprétation de l’Architecture et du Patrimoine.

Il jouxte l’ancienne hôtellerie du couvent des Jacobins. Du fait de sa forte pente, le jardin magnifique est composé de 3 terrasses.

L’Hôtel Viaud

Cet hôtel particulier, du nom de l’avocat qu’il l’a construit, date de 1760.

Restauré en 2003 par l’actuel propriétaire, celui-ci nous ouvre ses portes pour admirer les pièces du rez-de-chaussée et l’escalier magistral.

Le Présidial

Poursuivant pérégrination dans la vieille ville nous admirons sous un rayon de soleil timide l’hôtel dit « du Présidial », appelé ainsi à tort, puisqu’il n’était que la résidence privée des présidents du Présidial, sorte de tribunal de justice sous l’ancien régime.

Cet hôtel a été construit vers 1610.

L’Hôtel d’Argenson

À l’issue du déjeuner pris sur une péniche accostée sur la rive droite de la Charente, nous longeons les quais de l’autre rive pour découvrir quelques maisons et hôtels particuliers de beaux styles et, parmi eux, l’hôtel d’Argenson construit en 1780 par la famille Voyer d’Argenson dont l’un des ascendants fut ministre de la Guerre de Louis XV.

La cour intérieure bordée par l’édifice en L, est entourée sur son troisième côté par une galerie surélevée d’une terrasse.

Le Musée Dupuy Mestreau

Cet ancien hôtel particulier a été érigé en 1738 par le marquis Guinot de Monconseil (1695-1782), un membre de l’aristocratie locale ancien gouverneur de la Haute-Alsace. Sa façade monumentale à neuf travées agrémentée d’un fronton triangulaire, de mascarons et d’une large balustrade est caractéristique de cette période. Converti en préfecture à la Révolution, il fut par la suite occupé par le négociant en cognac Abel Mestreau et ses descendants..

Après l’avoir admiré depuis les rives de la Charente, nous y entrons afin de contempler des collections régionales d’œuvres d’art, du mobilier, des tableaux, des céramiques, des habits, des objets de la vie quotidienne. L’ensemble a été rassemblé par la famille Mestreau au début du XXesiècle. Ces collections, éclectiques et, parfois, très originales sont riches et nous font passer une heure de visite très agréable.

La Cathédrale Saint-Pierre

Nous nous dirigeons vers la cathédrale après être passés devant l’hôtel de ville et la sous-préfecture.

Évêché depuis le VIe siècle, le siège de l’évêque quitte Saintes pour la Rochelle lors de la signature du Concordat de 1802.

Toutefois en 1852, le diocèse change de nom et est renommé diocèse de La Rochelle et Saintes par un bref du pape Pie IX.

À l’issue de la guerre de Cent Ans, la cathédrale est reconstruite au XVe siècle dans un style gothique flamboyant. Les guerres de religion au XVIe siècle la saccagent détruisant la nef et les bas-côtés, ainsi que le triforium. Elle est finalement relevée au cours du XVIIe siècle plus modestement, la nef privée de sa hauteur initiale est recouverte d’une charpente en bois en forme de coque de navire inversé.