Lieux : Bouches-du-Rhône

La délégation de l’Allier s’est rendue cette année en pays d’Aix pour 4 jours – du 2 au 5 octobre : à 40 en car, ils ont commencé leur voyage par la visite du château de la Barben près de Salon-de-Provence.
Nous y avons été accueillis par Madame Pillivuyt, dont la famille est propriétaire depuis 1963. Conçu pour la défense, il fut bâti sur d’énormes rochers qui le rendent imprenable. Probablement antérieur à l’an 1000. Un escalier monumental donne accès à une terrasse d’où l’on a une vue magnifique – et à une chapelle. Nous avons admiré l’énergie de Mme Pillivuyt pour conserver sa propriété en bon état  : chambre d’hôte, mariage, séminaire, visite nocturne, animation médiéval…

Nous avons ensuite été chez la déléguée des bouches du Rhône, Marie-Ange Rater-Carbonel visiter sa bastide de Romégas – une maison pleine de charme avec un jardin à la française et une vue sur la Montagne Sainte-Victoire, tèse en parfait état.

Nous logions à Aix à l’hôtel du globe, très bien et bien placé – mais qui n’a pas de restaurant… Nous avons donc dû ressortir pour aller dîner à la brasserie Léopold où nous avons eu la surprise de trouver le père Guy Gilbert qui nous a tous bénis avec un petit mot gentil pour chacun.

Le lendemain nous visitions Aix avec ses fontaines, ses hôtels particuliers, le quartier Mazarin, la cathédrale Saint-Sauveur.

Nous avons ensuite été à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume où un guide passionnant et passionnée nous a fait visiter la basilique et le couvent royal.

Le lendemain nous sommes partis pour la Verdière, le plus grand château de Provence qui contient la plus belle collection de gypseries d’Europe. Alexandre Mahue notre guide nous a tenu en haleine pendant plus de deux heures sur l’histoire incroyable de la résurrection de ce château qui semblait condamné il y a encore peu de temps. Magnifique restauration de grande qualité. Passionnante visite.

Nous avons poursuivi notre périple vers le Puy Sainte Réparade où monsieur Pascal nous a accueillis dans sa bastide d’Arnajon du XVIIème. Un beau jardin à la française avec bassin, pigeonniers, nymphée…
Nous avons continué par la visite d’une autre bastide toute proche d’Aix, la Mignarde où nous avons été reçu par Monsieur Sechiari. Il s’agit d’une propriété du XVIIIème appartenant au confiseur Aixois Gabriel Mignard – qui a donné son nom aux mignardises. Parc agrémenté de statues.

Nous avons fini notre journée par le château de Vauclaire où nous avons été reçus par la charmante famille Sallier très attachée à son patrimoine. Ici tout le monde travaille à la vigne. Les Sallier, famille de juristes renommée d’Aix-en-Provence, héritent de la seigneurie de Vauclaire en 1774, en récompense de leurs services. Collectionneurs d’art éclairés, ils s’adonnent à la vigne avec ce même goût du raffinement et de l’excellence. De génération en génération, la famille perfectionne ce savoir-faire viticole, stimulé par l’essor économique et qualitatif des vins de Provence. Nous avons pu goûter leurs vins que nous avons appréciés et bien sûr les commandes ont suivies.

Malheureusement le lendemain il nous a fallu quitter ce beau pays. Nous avons fait encore deux petites haltes dans la Drôme, une à Suze la Rousse : Bâti sur un ancien site défensif ce château aux allures de forteresse domine le village. Appartenant aux riches familles des Baux d’Orange du XIIème au XVème siècles et les La Baume Suze du XVème au XVIIIème siècles, il a été modifié au cours des siècles pour devenir une demeure de plaisance avec en son centre une magnifique cour d’honneur de style renaissance. Situé au cœur d’un vaste paysage de vigne il abrite aujourd’hui l’université du vin.

Nous avons fini notre voyage par le palais du facteur Cheval au nord de la Drôme à Hauterives. On aime ou on n’aime pas, mais on ne peut être insensible à ce facteur qui au cours de ses tournées a ramassé des pierres et s’en est servi pour construire son palais idéal. Œuvre d’une vie, ce palais comprend un temple hindou, des monuments égyptiens, un chalet suisse, un château médiéval… réputé excentrique, notre facteur avait pourtant le soutien de Picasso.