Le 6 septembre 2018, fidèles participants et nouveaux venus ont répondu nombreux à l’appel de notre nouvelle déléguée. Nous avons débuté notre journée sous un ciel gris, mais les éclaircies annoncées sont apparues en fin de matinée.

Le château du Retail

La première visite nous conduit, à Legé, au château du Retail en Loire Atlantique.

Reçu par François d’Avigneau, notre hôte nous présente cette demeure alors que nous sommes dans la cour carrée bordée sur trois côtés, le quatrième étant ouvert à l’ouest.

Composé d’un ensemble de bâtiments formant un « U », on y trouve d’un côté les communs – boulangerie avec son four à pain et l’écurie-, à gauche les pièces pour le service et au centre le logis seigneurial dont il ne reste que la façade. Chacun des bras se termine par un pavillon datant de la seconde moitié du XVIIe siècle, tout comme la façade centrale.

Au-delà de la façade, se trouve une tour carrée (à l’intérieur) sans doute du XIVe siècle avec son toit en poivrière datant, lui, du début du XXe siècle ainsi que la modification extérieure en forme plus ou moins arrondie. Plus loin, à côté des bâtiments de la ferme, se trouve la chapelle, datant du début du XVe siècle. Son acte de fondation par les trois frères Prévost, qui se partageaient la seigneurie, date de 1499.

Non loin de cette chapelle, se dresse un porche avec, sur son faîte, cinq boules de pierre, datant du XVIIIe siècle.

Aucune explication n’est à ce jour apportée au sens de ces boules.

Le château du Retail s’est développé autour d’une ancienne forteresse avancée du Poitou face à la Bretagne. La chapelle et la façade du château sont inscrites aux monuments historiques depuis 1974.

Le château fut la propriété des familles Normand (en 1330), Prévost (de 1350 à 1544), de Saint-Hilaire, seigneurs de Grand Landes (de 1544 à 1646), de la famille Goulard par le mariage de Marie de Saint- Hilaire avec René Goulard en 1646. Au XIXe siècle les Baudry d’Asson en héritent. Il est vendu une première fois en 1902, puis à nouveau en 1969 à la famille des propriétaires actuels.

Le château du Bois Chevalier

Sur le territoire de la même commune de Legé, nous rejoignons le château du Bois Chevalier, propriété de Paul de Brancion. Le château est édifié ex nihilo en 1655, sous la régence d’Anne d’Autriche et de Mazarin. Le commanditaire est Olivier du Bois-Chevalier né en 1601, écuyer, échevin et président du tribunal de Nantes. Son père est déjà gentilhomme du roi.

Son fils, Charles-César Chevalier, conseiller du roi, devient maire de Nantes entre 1676 et 1678. Le château du Bois-Chevalier est érigé en châtellenie en 1666. Il obtient de Louis XIV le droit de pont-levis sur les douves. En 1793 lors des Guerres de Vendée, le château abrite les Vendéens et Charette y donne fêtes et réceptions.

Œuvre savante, respectant les règles de l’architecture classique, il est entouré de douves décoratives lui conférant un caractère monumental. Les façades côté cour et côté jardin, flanquées de six pavillons, sont ordonnées autour du pavillon central.

Le pavillon central du château, coiffé d’un toit à l’impériale que domine un lanternon, abrite l’escalier d’honneur. D’inspiration italienne, il est encadré par deux murs ajourés et se compose de deux volées droites avec repos intermédiaire.

Le monument est inscrit au titre des monuments historiques en 1952 et classé en 1981.

La chapelle de Fréligné à Falleron date du XIIIème

La construction de cet édifice roman tardif présenté par M. Gariou est attribuée, selon la légende, à des marins anglais naufragés sur les côtes, qui font le vœu d’édifier une chapelle à Notre-Dame s’ils survivent. De plan rectangulaire et bâtie en grand appareil, cette chapelle présente un porche saillant à doubles voussures en tire-points, surmonté d’une meurtrière.

Deux autres baies étroites, à larges embrasures intérieures, éclairent le chevet plat, tandis que le côté sud de la nef présente plusieurs fenêtres de dimensions et d’époques différentes. Le mur nord est seulement percé d’une petite porte rectangulaire. Des contreforts plats amortis en glacis épaulent les côtés et la façade. Son clocher-porche rappelle par sa forme de bulbe celui de l’église paroissiale.

La voûte intérieure est lambrissée en forme de carène inversée. Les vitraux de 1885 sont l’œuvre de F. Gérard. La chapelle fait l’objet, au début du mois de septembre, d’un pèlerinage diocésain très fréquenté. Ce prieuré, relevant de l’abbaye de Fontevrault, est doté à la fin du XIIe siècle de domaines importants par le duc Conan.

Il se nomme Bademoreria, du nom d’un ancien propriétaire des lieux, Bademore. En 1790, les revenus du prieuré correspondent à ceux d’une bonne paroisse de la région. Blessé lors d’un combat, le Général Charette y trouva refuge et soins. Vendu comme bien national, le prieuré est acquis par un bourgeois nantais, Laperrière.

Pique-nique

Sous un soleil radieux, nous revenons en Vendée pour nous restaurer dans un cadre merveilleux chez Annick et Denys de Lavenne à Breuil-Herbault.

Un apéritif bien frais a été servi accompagné de petits gâteaux. Notre déléguée a fait une allocution précisant bien que les VMF, c’est avant tout le patrimoine, que nous sommes de simples passeurs avec une mission à accomplir, défendre, préserver, sauver et transmettre le patrimoine.

Un apéritif bien frais a été servi accompagné de petits gâteaux. Notre déléguée a fait une allocution (photo ci-dessus) précisant bien que les VMF, c’est avant tout le patrimoine, que nous sommes de simples passeurs avec une mission à accomplir, défendre, préserver, sauver et transmettre le patrimoine.

Ensuite, un pique-nique savoureux, préparé par un traiteur local, accompagné de bons vins, a satisfait les papilles gustatives et s’est terminé avec un bon café préparé par Annick.

Le château de la Garnache

Peu après, nous découvrons, pour certains, le château de la Garnache. Accueillis par l’association Pierres des Marches du Bas-Poitou, Guy de Baudry d’Asson nous présente ses vestiges.

Le château de la Garnache serait un des plus vieux de Vendée. Une motte castrale en bois fut construite au Xe siècle, en bordure de mer, pour se protéger d’invasions vikings.

La Garnache étant une terre située au croisement de la Bretagne indépendante, du Poitou anglais et du royaume de France tentant d’y rétablir le pouvoir, en plus des marais salants tous proches, une forteresse y fut construite en 1045. Un château fort en pierres fut reconstruit au XIIIe siècle, constitué de six tours rondes et une tour carrée, reliées par des courtines.

Une ville fortifiée y a été établie autour, et ces fortifications existaient encore au XVIIe siècle. Le château fut rasé sur décision de Louis XIII, prise le 25 avril 1622 à Apremont, après la Bataille de l’île de Rié. Et « le 10 Juillet dudit temps, la grande Tour Pont du Château fut fait tomber par terre« .

Le logis de la Grossetière

À Saint-Christophe de Ligneron, nous découvrons, à côté de l’église, le logis de la Grossetière, propriété de Carole de la Roche-Saint-André et Luc du Chélas. Ce logis remanié au XVIIe siècle est resté dans la même famille depuis ses origines.

Incendié par les Protestants, puis par les républicains en 1794, l’ancienne Garipaudière est ensuite rachetée par Jacques Rouvière sur les ordres de son propriétaire exilé. Elle est rendue à son propriétaire rentré de l’étranger après la période révolutionnaire.

Le logis de Mermande

Mermande, toujours sur la même commune, est un logis vendéen dont l’histoire remonte avant la construction visible actuellement. Nous sommes reçus par Antoine et Marie-Pierre Chappot de la Chanonie.

Cet ensemble architectural, quoique transformé, garde son organisation caractéristique avec sa vaste cour, son logis de maître et ses communs.