LE CHÂTEAU DE SUCY EN BRIE

Les membres de la délégation de l’Essonne et leurs invités se sont retrouvés devant le château de Sucy en Brie et ont été accueillis par une conférencière qui leur a fait visiter le château, devenu le Conservatoire de Musique de la ville ; des travaux considérables de restauration sont intervenus après la deuxième guerre mondiale après que le bâtiment soit tombé en complet délabrement et ait été vandalisé, meubles, boiseries et ferronnerie ayant été en partie volés.

On pénètre dans le bâtiment par une entrée somptueuse ; son plafond est supporté par un ensemble de 8 colonnes monolithes en pierre calcaire provenant d’une carrière du plateau Briare ; la corniche du plafond est agrémentée d’une frise de bas-reliefs évoquant des scènes et des emblèmes de chasse ; deux bas-reliefs de toute beauté évoquent Hercule (Héraclès), dont l’un l’épisode de la ceinture obtenue par le héros de la reine des amazones. Nous visitons les salles d’études (violons, pianos, batteries, etc.) Certains des plafonds de l’époque Louis XIV ont pu être conservés et restaurés.

LE FORT DE SUCY EN BRIE

La journée se poursuit par la visite du fort de Sucy-en-Brie, un très bel exemple d’architecture militaire de la fin du XIXème
siècle qui constitue un des éléments de la deuxième ceinture fortifiée de Paris mise en place entre 1879 et 1881 sous la direction du général Séré de Rivières après le siège de la capitale en 1870 ;
la conférencière nous conduit dans les sous-sols aux belles voutes d’arêtes, puis dans les fossés autour de ce qui était, (au centre du fort, avant sa destruction en 1944,) la caserne, séjour plutôt spartiate des militaires qui assuraient la surveillance du fort.

LE CHÂTEAU D’ORMESSON

L’après midi est consacrée à la visite du château d’Ormesson ;
Avant de faire le tour des douves, nous admirons les « trompes », éléments architecturaux très particuliers qui à droite et à gauche de la façade d’entrée assurent la transition entre la maçonnerie des doubles murets qui s’enfoncent dans les douves et les surfaces carrées des deux corps de bâtiment en avancée qui constituent les angles de la façade.
Nous visitons ensuite les salles intérieures du château ; il s’y trouve de nombreux souvenirs historiques, dont un acte signé par Nicolas Fouquet, conseiller au parlement, daté de 1648, bien avant sa disgrâce, un portrait d’un conseiller au Parlement, membre de la famille d’Ormesson, qui s’opposa à Colbert et vraisemblablement au roi (qui souhaitaient la condamnation à mort de Fouquet) en répondant courageusement que « Le Parlement rend des arrêts et non pas des services » ; un buste de Grouchy le général d’empire arrivé trop tard à Waterloo, des photos témoignages de Wladimir d’Ormesson, ambassadeur de France et l’un des personnages clef de la famille d’Ormesson.