Nîmes

Nîmes

Magazine n°260 - mars 2015

A l’heure où la ville prépare activement sa candidature au patrimoine mondial de l’Unesco, retrouvez dans le numéro 260 de la revue VMF de mars 2015 un dossier de 52 pages consacré à Nîmes.

Au sommaire de notre dossier : l’Antiquité au présent, une ville nourrie par son passé ; hôtels particuliers, un musée à ciel ouvert ; les Costières, vignoble magique ; mais aussi l’empreinte du protestantisme dans la « petite Genève » ; ou encore le château de Lacoste, un jardin aux portes de la ville.

À lire également dans ce numéro : toute l’actualité du patrimoine, notamment une présentation de la loi de transition énergétique, soumise au vote du Sénat. Sans oublier une visite privée des jardins de Brantes, havre de verdure au sud de Sorgues, dans le Vaucluse.

 

 

Prix : 9,90 €

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UN URBANISME PROFONDÉMENT MARQUÉ PAR L’HISTOIRE

L’ANTIQUITÉ AU PRÉSENT, UNE VILLE NOURRIE PAR SON PASSÉ

Parfois surnommée la « Rome française », Nîmes a conservé un ensemble unique de monuments de l’époque romaine, qui, remarquables en eux-mêmes, ont eu en outre une grande influence sur l’organisation de son espace urbain et sur son architecture. Le caractère exceptionnel de la ville tient à cette prise en compte multiséculaire de son patrimoine antique profondément enraciné dans son histoire. C’est notamment sur ce critère qu’elle appuie son dossier de candidature au patrimoine mondial de l’Unesco, qui sera déposé en 2016.

LE XIXe SIÈCLE, TEMPS D’ESSOR ET DE PROSPÉRITÉ

Au XIXe siècle, Nîmes, dopée par l’arrivée du chemin de fer et par la bonne santé de l’industrie textile, plus tard relayée par d’autres activités dont le négoce du vin, connaît d’importantes transformations. Le ville s’équipe, urbanise ses anciens faubourgs et change d’échelle, en valorisant ses monuments antiques et en posant les bases de son développement urbain à l’aide de grandes réalisations comme l’avenue Feuchères, qui relie la gare au centre, l’aménagement de grandes percées coupant le centre ancien et la création de boulevards sur le tracé des anciens remparts.

 

VISAGES DE L’HABITAT NÎMOIS

L’HÔTEL DE BERNIS, CŒUR BATTANT D’UNE LIGNÉE NIMOISE

Façades sur cour de l'hôtel de Bernis ©Bernard Galéron

Situé rue de Bernis, au cœur du centre ancien, l’hôtel de Bernis figure les plus anciennes et les plus belles maisons nîmoises. Sa façade gothique, du XVe siècle, est percée de belles fenêtres à meneaux. Réaménagée sous le règne de Louis XIII, sa façade intérieure s’inspire pour certains détails des Arènes comme du Temple de Diane. Cette maison, qui n’a jamais été vendue, est passée par héritage des Bernis aux Godebski, une famille d’origine polonaise qui compte de nombreux artistes. Visite d’un lieu vivant, qui participe par son ouverture à la vie culturelle et artistique de la ville.

HÔTELS PARTICULIERS, UN MUSÉE À CIEL OUVERT

Sur une quarantaine d’hectares, le quartier historique de l’Écusson abrite une quarantaine d’hôtels particuliers. Leur construction, qui s’étale sur plusieurs siècles avant l’expansion urbaine postérieure à la Révolution, illustre les différentes phases de prospérité de la ville.

ARMAND PELLIER, L’ŒUVRE D’UN ARCHITECTE ATYPIQUE

Jeune sculpteur, Armand Pellier (1910-1989) s’installe à Nîmes en 1935. Dès ses débuts, il collabore avec des architectes, en réalisant des sculptures et décors en bas-reliefs. À partir de 1940, il exploite une carrière de pierre. Les commandes de scénographie et de décoration qui lui sont confiées vont peu à peu conduire cet autodidacte à l’architecture. Il a construit des dizaines de maisons individuelles à Nîmes et dans sa région, mais également des agences bancaires, des immeubles d’habitations et la Maison des Compagnons du Devoir de Nîmes. Son œuvre, établie sur la base de tracés régulateurs inspirés du nombre d’or, se nourrit de références modernes (Le Corbusier, Mies van der Rohe, Wright…) tout en affirmant sa propre écriture.

 

LA CULTURE ET LA FOI DES : LIEUX OÙ SOUFFLE L’ESPRIT

ARCHITECTURE SACRÉE, L’ÉLAN DU RENOUVEAU

Coupole du coeur de l'église Saint-Paul ©Bernard Galéron

Au milieu du XIXe siècle, la reconstruction de trois églises accompagne les travaux d’aménagement et l’embellissement de Nîmes. Par la qualité de leur décors, ces édifies témoignent de la prospérité d’une ville attentive à la qualité de ses monuments.

DANS LA « PETITE GENÈVE », L’EMPREINTE DU PROTESTANTISME

On appelle parfois Nîmes la « petite Genève », en référence à la ville de Calvin. Une belle façon de dire la marque que le protestantisme a imprimé et imprime encore sur la vie politique, culturelle, économique ou sociale de la ville et de ses alentours (plaines et coteaux du Gard, montagnes des Cévennes). Après avoir été terre d’affrontements et de méfiances entre les catholiques et les protestants, elle est devenue une cité où l’œcuménisme comme le dialogue des religions contribuent à un vivre ensemble résolument apaisé. Voyage à travers le patrimoine (Grand Temple, Petit Temple de la rue du Grand-Couvent, temple de l’Oratoire…) évoquant cette riche histoire.

En hors texte, présentation du cimetière protestant de la route d’Alès.

À L’HÔTEL DE L’ACADÉMIE, EN BONNE COMPAGNIE

Au 16 rue Dorée, un bel hôtel dont la cour intérieure présente des décors Renaissance abrite depuis 1919 l’Académie de Nîmes. À travers une visite de ses locaux, évocation de cette vénérable société savante, vouée depuis quatre siècles à la diffusion du savoir et de la culture, indissociable de l’histoire nîmoise, dans un remarquable esprit de tolérance.

 

LES TRAVAUX ET LES JOURS : LA VIE À LA CAMPAGNE

DE COSTIÈRES EN GARRIGUES, L’EMPREINTE DE LA VIGNE

Porche fermant la cour du château de Campuget ©Bernard Galéron

Les travaux et les jours de la vigne et du vin ont forgé, entre temps d’épreuves et temps de gloire, l’identité singulière du pays nîmois. Ici, sur les Costières caillouteuses surchauffées de soleil et les garrigues assoiffées, la vigne est atavisme et plus que symbole ; elle participe, avec l’olivier, du lumineux héritage de la latinité.

AU CHÂTEAU DE LACOSTE, UN JARDIN AUX PORTES DE LA VILLE

À quelques kilomètres au sud-est du centre de Nîmes, en direction de Beaucaire, une longue allée de pins conduit au château de Lacoste, belle demeure du XVIIIe siècle nichée dans l’écrin d’un parc et agrémentée d’un jardin à la française. Protégé de l’urbanisation qui a gagné les marges de la ville, le lieu incarne une tradition classique empreinte d’élégance et de sérénité.

 

À l’occasion de la parution du numéro 260 de la revue VMF, dont le dossier central est consacré à Nîmes, VMF et France Bleu Gard-Lozère organisent un jeu par tirage au sort.

À gagner : 25 exemplaires du n° 260 (du 2 au 7 mars) et une nuitée avec petit-déjeuner pour deux personnes au château de Védène (84) membre du réseau www.reve-de-chateaux.com (du 16 au 21 mars).

CARNET DE VOYAGE a nîmes

Quelques sites et édifices à découvrir

Pour découvrir la promenade buissonnière préparée pour vous par la rédaction de la revue, cliquez sur l’image.

 

ACTUALITÉS DU PATRIMOINE

Exemple d’isolation d’un bâtiment ancien par l’extérieur, au moyen de panneaux en fibre de bois

Retrouvez dans ce numéro un point sur « le patrimoine dans la tourmente » de la loi relative à la transition énergétique : diagnostics, explications et perspectives.

A lire également la réaction de Philippe Toussaint, président de VMF, qui s’inquiète des conséquences de la loi pour les propriétaires de bâti ancien.

Sans oublier les autres actualités du patrimoine, une sélection d’expositions et de livres, ainsi que des brèves sur des sites et édifices sauvés ou en péril.

Jardins et paysages

BRANTES, LE GÉNIE D’UN JARDIN

Ancien domaine rural situé à Sorgues, en terre papale, la terre de Brantes entra au XVIIe siècle dans le patrimoine d’une famille d’officiers de la cour pontificale originaire d’Italie, les del Bianco (du Blanc), dont les descendants transformèrent la bastide en château au début de la Restauration. Dans les années 1950, les Sauvage de Brantes, descendants des du Blanc, rachetèrent la propriété entre-temps de la famille et y créèrent, en prolongement du parc arboré, un jardin d’inspiration florentine. Aujourd’hui, Charles-Hubert de Brantes et son épouse font vivre ce lieu dédié à la beauté.

Façade sud du château