L’entre-deux-guerres

EXTENSION DES LOIS DE PROTECTION DANS L’ENTRE-DEUX-GUERRES (1918-1945)

• 1930 – Loi de protection des monuments naturels et des sites

La loi votée le 2 mai 1930 fixe la protection des monuments naturels et des sites, dont la conservation présente, au point de vue artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque, un intérêt général. Calquée sur la loi du 31 décembre 1913, elle retient deux modes de protection : le classement – plus contraignant – et l’inscription. Plusieurs fois, elle aussi, complétée et modifiée, elle est la base du régime actuel de protection des sites.

L’extension des critères de protection a permis au fil des ans d’intégrer des sites de plus en plus étendus et d’apporter une attention renouvelée aux richesses naturelles à travers leur caractère scientifique.

• 1941 – Lois relatives aux œuvres d’art et aux fouilles archéologiques

La loi du 23 juin 1941 limite l’exportation des œuvres d’art.

Celle du 27 septembre 1941 concerne les fouilles archéologiques et rend obligatoire la déclaration aux services de l’Etat des découvertes archéologiques faites au cours de travaux. Ce droit de regard est important, puisqu’il porte sur des éléments patrimoniaux inconnus et mis au jour de manière imprévue.

• 1943 – Loi de protection des abords des monuments historiques

La loi du 25 février 1943 détermine la protection des abords des monuments historiques, en instituant un périmètre de 500 mètres autour des monuments historiques classés ou inscrits. Ce texte, interprété largement dans l’intérêt des monuments, affirme la solidarité du monument avec son environnement immédiat : le monument génère un paysage qui ne se ramène pas au seul monument.

 

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