Fonds de Dotation Belle Main

 

Le Fonds de dotation BELLE MAIN, créé en 2013, a pour objet de soutenir l’artisanat de restauration d’objets mobiliers du Patrimoine.

 

 

Pour cette édition 2018, le jury du Prix Belle-Main a souhaité récompenser les restaurations effectuées ou à effectuer avec les supports suivants :

  •  Le vitrail
  •  La mosaïque
  •  Le bois
  •  La terre cuite
  •  Le décor mural peint

 

LAURÉATS DES PRIX 2018 :

les vitraux du CHÂTEAU  de domsure (01)

 

Histoire et descriptif :

Le château et ses annexes sont situés au cœur du village de Domsure. Son origine remonte au XVIIIème siècle, mais nous supposons qu’il succéda à un château plus ancien. Il prend son aspect actuel pendant le XIXème siècle par l’agrandissement et la création d’une aile sud avec une tour. Les vitraux sont situés dans une tour hexagonale qui donne accès par un escalier en pierre au 1er et au 2ème étage. Ils sont au nombre de 11 (plus 2 fenestrons) et représentent une superficie totale de 6,592 m².

Les travaux de restauration :

L’état de dégradation et les pièces cassées des vitraux nécessitent une intervention rapide pour les remettre en valeur et en assurer leur pérennité.

 

les mosaïques du mausolée de bourgogne (51)

 

 

Histoire et descriptif :

Le mausolée est une chapelle funéraire de style néo-byzantin, construite entre 1898 et 1914, fruit de l’amour d’une femme pour son défunt mari.

Ce monument de 18 mètres sur 10, a bénéficié de l’intervention des plus grands artistes français de l’époque. S’inspirant du mausolée de Galla Placidia de Ravenne, l’architecte Octave Courtois-Suffit, le peintre décorateur Georges-Antoine Rochegrosse et le sculpteur Gustave Michel ont réalisé un chef-d’œuvre entièrement couvert de marbres et de mosaïques. La veuve à l’origine de cet ouvrage mourut lors de sa participation à un pèlerinage en Terre sainte, au cours duquel elle espérait trouver un marbre d’une qualité exceptionnelle pour faire réaliser l’autel de cette chapelle.

L’édifice n’est pas protégé, mais l’association a fait une demande aux Monuments Historiques.

Les travaux de restauration :

Suite au manque d’entretien, après la mort de la dernière héritière, l’édifice subit de nombreuses infiltrations : plaques de marbre brisées et tesselles de mosaïques décollées ont mené à d’importants travaux de consolidation et de restauration qui ont démarré en 2016.

 

le scriban du CHÂTEAU de souilh (40)

Historique et descriptif :

Le meuble se situe dans le château du Souilh, demeure familiale depuis ses origines au début du XVIIIème. La restauration de ce scriban hollandais fait partie intégrante de l’objectif des propriétaires, qui souhaitent mettre en valeur toutes les facettes de la vie au XVIIIème siècle que peut révéler leur demeure.

Le scriban se compose d’une commode supportant la partie proprement dite du secrétaire, le tout surmonté d’une vitrine. La partie bureau poursuit, avec son abattant galbé, le mouvement de la commode, en l’affinant vers le haut. La vitrine comporte deux portes vitrées qui suivent le mouvement de la corniche, ainsi que des vitres latérales. L’ensemble est marqueté : les tiroirs sont ornés de tiges feuillagées et fleuries émanant de motifs feuillus au centre des tiroirs. Les deux côtés de la commode sont marquetés de grands bouquets à feuillages et fleurs variées ressortant d’une coupe Médicis à anse, le tout accompagné de volutes florales, d’oiseaux et de papillons.

Les travaux de restauration :

Suite à un cambriolage, le scriban a été très endommagé : le montage central manque et est à remonter. De nombreuses fentes sont à déplorer, des charnières ont été déplacées, et l’ensemble du bâti est démantelé.

 

Les archers du château de Bournand (86)

 

 

Historique et descriptif :

Cette paire d’archers en bois, datant du règne de Louis XIV, est issue d’un héritage familial en 2016. Son origine est encore à élucider.

Les travaux de restauration :

Chacun des archers souffre de dégâts : des doigts et des membres sont désolidarisés, des assemblages sont fragilisés. Des fissures longitudinales sont également observées.

 

Le château de FEUGEROLLES (42)

 

Histoire et descriptif :

L’existence du château de Feugerolles, est attestée en 1173 par une charte. La vieille partie XIVème siècle située au nord du château aurait était construite par Jaucerand II dit « Perceval ».

Alexandre de Capponi, noble florentin, acheta la baronnie au XVème et fit construire pour son agrément une demeure plus à la mode, laissant la vielle partie nord inchangée. L’ancienne façade Est fut remplacée par un bâtiment central et la « tour Henri IV », est édifiée en 1600.

Le château fut légèrement endommagé durant la Révolution. Hippolyte de Charpin Feugerolles, député de la Loire, entreprit la restauration du château à partir de 1855. En 1930, la « tour Chabrillan » fut construite contre la « tour Henri IV » et symétriquement à la « tour de l’Horloge ».

Les travaux de restauration :

Les travaux envisagés concernent la conservation-restauration du décor du grand salon du château, exécuté vers 1866-1867 : boiseries, corniches, portes et dessus-de-portes et plafond.

 

les ÉPIS de FAÎTAGE de M. et MMe de pétigny (28)

Historique et descriptif :

Ces épis de faîtage en terre cuite datant du XIXème siècle ont été retrouvés dans les dépendances d’une demeure du XVIIIème siècle, située dans le centre du village de Frazé. Ils étaient initialement situés au sommet de la grange.

Les épis sont composés de plusieurs éléments emboîtés les uns dans les autres. Le mode de fabrication consistait à rapporter les anses, fruits et personnages.

Les travaux de restauration:

L’état de conservation de l’épi de faîtage est correct. La terre cuite est en bon état et présente une bonne cohésion. L’épi est composé de 7 éléments emboîtés les uns dans les autres. Le mode de fabrication consistant à rapporter les anses, fruits et personnages à la barbotine, avant cuisson, des faiblesses et des fissures peuvent se créer entraînant des cassures et des pertes de fragments. 

Prix décernés