Délégation de la Drôme

Les contacts

Délégué(e) - Drôme M. Eric Eric Dupré la Tour Les Vallons
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04 75 84 55 08 - 06 95 02 74 25 Lui envoyer un mail
Délégué(e) adjoint(e) - Drôme Mme Huguette Fleuriot 2,rue du Comte de Poitiers
26740 - Marsanne
06 08 07 77 42 Lui envoyer un mail
Délégué(e) adjoint(e) - Drôme M. Louis-Claude de Bretteville Le village
26270 - Cliousclat
0662847527 Lui envoyer un mail

Le mot du délégué

DELEGATION VMF DE LA DROME

 

PROGRAMME 2016

 Bonjour  chers adhérents et soyez les bienvenus vous qui souhaitez rejoindre notre belle association. 

Le programme pour 2016 que nous vous préparons sera connu pour le 15 janvier

il sera varié et copieux

il sera tourné vers " la Drôme " et chaque adhérent de notre  département y trouvera son compte

Permettez -  moi de vous remercier pour votre grande participation et votre soutien pour  2015.

  •  UN APPEL : Notre association a besoin de grandir et de s'étoffer, n'hésitez pas à parrainer vos amis et votre famille , nous leur réserverons le meilleur accueil possible comme VMF sait si bien le faire

    en toute amitié

    Eric Dupré la Tour   "les vallons" le  09 décembre  2015

 


Au coeur de la délégation

Programme prévisionnel

Le 24 mars 2016 PROGRAMME 2016 En savoir plus

Comptes-rendus

Le 16 septembre 2015 VOYAGE EN COTE D OR LES / ABBAYE ET CHÂTEAUX BOURGUIGNONS Consulter le compte rendu
Le 21 janvier 2014 BILAN 2013 ET ANNONCE 2014 Consulter le compte rendu
Le 26 mai 2013 Bouquin au jardin Consulter le compte rendu
Le 23 mars 2013 L’habitation du Moyen Âge et de la Renaissance dans la région de Montélimar Consulter le compte rendu

Prix nationaux

Les VMF, soutenues par de fidèles mécènes, organisent chaque année un concours national de sauvegarde.
Depuis 1980, 4 800 000 euros ont été décernés à plus de 1400 demeures privées.

PRIX EMILE GARCIN IMMOBILIER 2011 : 5 000 € - Château de Saint-Vallier PRIX IESA 2008 : 2 300 € - Château d'Aulan Prix VMF PATRIMOINE RURAL 2005 - Maison forte de LA PETITE PLAISANCE Prix de la GAZETTE de l’HOTEL DROUOT 2005 - Salon à décor chinois à DIE Prix EUROFIN 2002 - Parc du château de SERRE du PARC Prix de l'ARTISAN 1996 - M. Gilles PELLAT-FINET Prix NIKOLITCH-NOLY 1982 - Association PIERRES VIVES 2ème Prix V.M.F. 1982 - Château de SAHUNE
Informations produit : Prix : 9,70 € Voir la revue Ajouter au panier

La Drôme

Revue n°233 - juillet 2010

La revue n° 233 est consacrée à La Drôme (juillet 2010)

A la rencontre du Dauphiné et de la Provence, la Drôme est formée de multiples territoires aux paysages variés. Dominant les vallées, les villages perchés, longtemps abandonnés du fait de l’exode rural, revivent grâce aux efforts de restauration de nombreux propriétaires. Dans la plaine, quelques intérieurs de demeures de plaisance particulièrement sont particulièrement remarquables pour leurs décors.

Ce département offre décidément bien des surprises aux amoureux du patrimoine : découvrez au fil des pages l’abbaye de Léoncel, qui n’a rien perdu de son austère beauté, l’auberge des Dauphins, lieu insolite en forêt de Saoû, Valence, ville secrète au riche patrimoine méconnu… et tant d’autres lieux encore.

Lire l'interview du délégué

AUTOMME 2014 DROME

Chers amis adhérents de la Drôme Votre comité travaille actuellement sur les activités que nous allons vous proposer pour  2015, elles seront  variées et nombreuses et répondrons comme d'habitude à vos attentes; à ce sujet nous sommes à votre écoute. Nous vous remercions des à présent de l'intérêt que vous témoignerez. Mais permettez moi de vous remercier pour votre grande participation et votre soutien pour  2014. UN APPEL : Notre association a besoin de grandir et de s'étoffer, n'hésitez pas à parrainer vos amis et votre famille , nous leur réserverons le meilleur accueil possible comme VMF sait si bien le faire en toute amitié Eric Dupré la Tour   "les vallons" le  11  novembre 2014    

VOYAGE EN COTE D OR LES / ABBAYE ET CHÂTEAUX BOURGUIGNONS

VOYAGE EN COTE D’OR 16-17 SEPTEMBRE 2015 Les VMF de la Drôme à la découverte des châteaux bourguignons

Emmenés par son délégué, Eric Dupré La Tour, une délégation de 53 Drômois est partie à la rencontre des forteresses, châtelets et abbaye à l’est de Dijon. Une découverte architecturale, doublée d’un rappel historique sur ces terres jadis dévastées par les guerres. Passionnant.

Château de Fontaine Française Le voyage commence sur son versant le plus classique avec ce superbe château, édifié en 1754 sur les lieux de l’ancien château fort déjà transformé à la Renaissance. Guidés par son propriétaire, le comte Xavier de Caumont La Force, nous admirons l’équilibre et la puissance tranquille du bâtiment, surmonté d’un dôme en-dessous duquel un fronton porte les armoiries des comtes de Chabrillan. Un nom familier des Drômois qui connaissent l’ancien village et les ruines du fief des Moreton de Chabrillan, entre Grâne et Crest. Ces armoiries ont remplacé au XIXè siècle celles des Saint-Jullien, martelées sous la Révolution. Si, par deux fois, le roi François 1er a honoré de sa présence Fontaine-Française, c’est le souvenir d’ Henri IV qui prévaut ici. Au bas d’un monumental escalier de marbre, trône un buste de l’illustre barbu, couronné de lauriers, en souvenir de la victoire qu’il remporta ici, en 1595, contre les Espagnols et la Ligue Catholique partis à la conquête de Dijon. La chronique rapporte que, pourvu de troupes insuffisantes, le roi Henri avait rameuté et fait défiler les hommes du village, armés de fourches et de piques. Ce que l’ennemi avait pris de loin pour une armée trop redoutable pour lui. Somptuosité des volumes et de la lumière, élégance des gypseries, charme des grisailles, somptuosité des tapisseries contant la geste d’Alexandre le Grand, objets de curiosité… tout est charme et splendeurs. Parmi cent merveilles, on retiendra le portrait d’un jeune Louis XV virevoltant dans la soie peint par Van Loo, un joli Lauzun perruque au vent, une scène un peu leste au-dessus du lit de Honoré V de Monaco qui les appréciait, etc. . Sans parler de la très coquine pastorale de la chambre de Voltaire Car l’homme de Ferney est venu dans cette demeure ouverte aux Lumières. En particulier celles de Mme de Staël qui y écrivit Corrine ou l’Italie, roman dans lequel elle prônait l’indépendance des femmes. Sachant tout cela, on ne s’étonna pas d’apprendre que, lors de la modernisation du château Renaissance, au début des années 1750, les cuisines prirent la place de la chapelle du XVIè siècle, laquelle dut se contenter d’un emplacement plus modeste, au fond d’une galerie.

Château de Beaumont-sur-Vingeanne

Avec cette noble demeure des champs et la percée du soleil, l’architecture classique se présente ici sous un jour plus léger. Edifié sur l’ancien fief à partir de 1724, par l’Abbé Jolyot, commandataire de l'Abbaye de Bournet du diocèse d'Angoulême, ce petit château a été transmis par héritage jusqu’en 1884. Il appartient maintenant à la famille Rouget . Monsieur Rouget nous fait l’honneur des lieux. Un vrai plaisir. Car il y a ici quelque chose de féminin et de joyeux. Les échos des fêtes anciennes y résonnent encore. On y pénètre par un ravissant portail de fer forgé surmonté de deux lions bien tranquilles et, tout de suite, le charme opère. Un petit escalier à double révolution, une horloge arrêtée on ne sait quand, deux agrafes évoquant les saisons… tout cela donne à la façade apparemment pourvue d’un seul étage un air fort engageant. La toiture vernissée de vert, brun, gris et jaune, comme on en voit à Dijon, apporte à l’ensemble une touche inattendue. Des surprises, il y en a beaucoup dans cette maison qui aurait ravi Marivaux. Passée la petite entrée octogonale aux boiseries décorées d’allégories, coquilles et arbalètes, admiré le salon aux proportions délicieuses, on se retrouve aussitôt sur une terrasse surplombant le parc. Un autre escalier à double révolution nous y emmène et nous permet de découvrir un autre niveau à demi enterré où a été aménagée une gracieuse salle à manger voutée. Tout le monde s’égaille, allant de découverte en découverte, tel ce coffre à fusil grand comme une armoire. Vu de loin, la façade, avec ses sept portes et fenêtres a belle allure. Dehors, le parc, le verger et le splendide potager ont bien résisté à la sécheresse. On aimerait s’attarder plus longtemps dans le village aux vieilles maisons qui garde encore la mémoire des massacres perpétrés en 1636, par le général Gallas, lors de la guerre de dix ans et de l’invasion des troupes de l’empereur d’Autriche. (Cf sur Internet : Le Château de Beaumont-sur-Vingeanne par Yves Beauvalot). Mais Eric Dupré la Tour, notre grand timonier, nous appelle vers d’autres splendeurs.

Château de Rosières

Saint-Seine- sur Vingeanne Ici, le choc est tout aussi fort mais d’une toute autre nature. A la grâce, succède la puissance. A la douceur de vivre, la guerre. Nous sommes toujours aux confins du duché de Bourgogne et du comté de Bourgogne, appartenant jusqu’en 1678 au Saint Empire romain germanique puis à l’Espagne. Terres de massacres civils, de pillages, de famines et de destructions qui ne s’achevèrent qu’au traité de Nimègue, avec la victoire de Louis XIV. Cette histoire est particulièrement présente à Rosières, dont le nom charmant n’évoque en aucun cas la forteresse qui se dresse devant nous et le formidable donjon édifié en 1445. Nous irons même nous donner le frisson en contemplant le paysage détrempé depuis le chemin de ronde dont les mâchicoulis laissent entrevoir le sol, 21 mètres plus bas. La visite a lieu en compagnie de M.et Mme Bergerot, propriétaires des lieux et lui contrôleur à la SNCF. Avec sa femme, il a su redonner aux bâtiments, à l’abandon avant leur rachat, il y a quinze ans, une idée de ce qu’avait dû être la vie au temps jadis. L’immense travail accompli _ réfection des toitures crevées, changement de poutres maitresses fragilisées, re-découverte de plafonds antiques, de fresques, décoration et ameublement a permis l’exploitation de la demeure en maison d’hôtes, pour le plus grand plaisir des touristes, notamment américains, à qui il est proposé de passer une nuit entre moyen-âge et renaissance.

Château de Talmay

    La journée s’achève avec un ensemble étonnant. Comme souvent, les époques architecturales se chevauchent, se côtoient ou se fondent. Mais ici, la cohabitation se fait sans transition. Une impressionnante tour du XIIIème siècle domine de toute sa puissance un élégant château XVIIIème siècle, lequel, malgré ses respectables dimensions, semble se blottir contre elle. Posé en majesté sur un parc de sept hectares dessiné dans l’esprit de Le Nôtre , jardin remarquable depuis 2004, Talmay est accessible par un petit pont de pierre enjambant la Vingeanne et protégé par une somptueuse grille d’époque XVIIIème. La visite nous entraine d’abord dans la tour. Edifiée en 1234 par Guillaume de Champlitte, elle donne à chacun l’occasion de revoir ou découvrir le vocabulaire de l’architecture militaire : munie de logettes en pierre (bretèches) et de fenêtres de tir à volets pivotants (huchettes), elle culmine à 40 mètres. Au XIXème siècle, on y ouvrit de larges baies à meneaux et croisillons afin d’en éclairer les vastes pièces. De fait, un escalier de pierre dessert ces chambres et salons. Une mise en scène « d’époque » attend le visiteur avant de l’emmener sous une superbe charpente. De là, la moitié de notre groupe a pu surprendre l’autre moitié à croquer quelques pommes tombées à terre dans le verger jouxtant les parterres impeccables. Suivant la mode du temps, le jardin à la française a été modifié en partie en jardin à l’anglaise. Pierre Bordeaux-Montrieux, grand-père des actuels propriétaires, a restauré la structure initiale grâce aux archives. Toutes les variétés d’arbres fruitiers, les terrasses et les allées de tilleul ont retrouvé leurs places, ce qui donne à ce parc un air de douceur et d’harmonie bien venu dans cet univers minéral relativement sévère. Enfin, la pluie chassa les derniers promeneurs, direction le restaurant et le Kir traditionnel.

Abbaye Saint-Pierre de Bèze.

Notre seconde journée commence comme avait fini la précédente : sous la pluie. Une pluie généreuse qui fait ressortir la beauté du vert des pelouses et des splendides feuillages de l’ancienne abbaye. Blottis les uns contre les autres au pied de l’escalier d’honneur situé sous une grande arcade ouverte à tous les vents, nous faisons la connaissance des lieux et de Mme Brasart et de Jérôme Brasart, un des fils de la propriétaire. Pour nous faire oublier l’humidité ambiante, celui-ci commence par nous parler du crime qui fut à l’origine de la création de cette abbaye mérovingienne, l’une des plus anciennes de Bourgogne. En 628, le « bon roi Dagobert » commandita l’assassinat de Burnulfe, l’oncle de son frère, afin d’asseoir son pouvoir. En récompense de son crime, le duc Amalgaire reçut la terre de Fons Besua (Bèze). Et finit par se repentir. Pour se racheter, il décida d’y faire bâtir une abbaye. Les moines y créeront le clos de Bèze, à Gevrey-Chambertin, avant de le vendre, en 1219. Sept fois détruite et reconstruite jusqu’au Xème siècle, l’abbaye Saint-Pierre a connu des hauts au XIIème et au XVIIème siècle. Achetée sous la Révolution par un entrepreneur de Langres qui détruisit l’Eglise, elle est rachetée au XIXème siècle par un industriel dijonnais, Philippe Breuil, aïeul de Jérôme Brasart. Celui-ci nous entraine au premier étage où se trouve une longue galerie éclairée et ponctuée de vastes « cellules ». On imagine les religieux priant sous l’averse tandis que les vignes du Seigneur croissent au clos de Bèze…

Château d’Arcelot à Arceau

C’est sous un ciel plus clément que nous découvrons le ravissant château d’Arcelot. Dès l’entrée consacrée à l’univers de la chasse, le ton est donné parla passion du marquis de Loisy et de sa sœur, Mme Jouffroy, tous deux symbole de la vieille France d’aujourd’hui : érudition et gaité. D’un bout à l’autre de cette maison claire et intensément habitée, on retrouvera cet allant, malgré l’évocation de périodes sombres. A commencer par le rappel du massacre des habitants du village d’Arceau lors de la guerre de sept ans, en 1636, et la destruction du fort médiéval d’Arcelot. Le château actuel est sorti de terre soixante-dix ans plus tard, grâce à au parlementaire Philibert Verchère 1er, qui racheta les terres, et à son petit-fils qui l’édifia en 1761. Il n’a jamais changé de mains depuis lors. Premier édifice de style néoclassique en Bourgogne, Arcelot témoigne de la vogue née après la découverte de Pompéi, aux XVIIème et XVIIIème siècles. Le fronton de la façade principale est orné de scènes de la mythologie grecque. Contrairement à la grande chapelle de Fontaine-Française, détruite pour les nécessités de l’embellissement du lieu, celle d’Arcelot, magnifique, fut conservée. Particulièrement agréable, la visite « culmine » au brillant salon de faux marbres réalisés par les artistes italiens et bavarois. On aperçoit, par les grandes ouvertures, le jardin à l’anglaise et l’étang qui luit au loin. Puis, l’heure du déjeuner dans les salles voûtées arrive. Au terme de cette visite, on retrouve la large chaussée, en réalité une route, qui semble vouloir pénétrer dans la cour d’honneur. C’est là qu’après Waterloo, le tsar et l’empereur passèrent en revue une troupe de150 000 soldats. C’était le 5 octobre 1815. Les vainqueurs fêtaient à Arcelot leur victoire sur Napoléon.

Château d’Entre-Deux-Monts

A la lisière de la forêt de Mantuan, cette demeure classée monument historique séduit d’emblée. Les siècles et les architectures s’y rencontrent sans façon, unifiés par l’usage de la tuile et par sa situation, en lisière des bois qui la protègent. Rurale, noble, classique, romantique par son parc, elle a gardé de sa destination défensive de formidables douves. Et deux tours carrées. L’une abrite une chapelle, l’autre un colombier pourvu de 1500 niches de poterie. Elles constituent les seuls vestiges du châtelet élevé par le Duc de Bourgogne au XIème siècle pour mener, avec trois autres châtelets voisins, un blocus contre le seigneur de Vergy. Par la suite, Entre-Deux-Monts fut exploité en ferme par les moines de Cîteaux puis rebâti aux XVIème et XVIIème siècles. Il est aujourd’hui la propriété de la famille Postanque qui l’a sauvé de la ruine. C’est Arnaud Postanque, délégué VMF Côte d’Or, qui nous en fait les honneurs. L’édifice principal est situé en majesté au fond d’une vaste cour bordée de bâtiments agricoles et de superbes écuries voûtées. Edifié par Bernard Barbier d’Entre-Deux-Monts, il a été achevé en 1654. Dès l’entrée la noblesse du style Louis XIII se manifeste à travers l’escalier central en pierre, à deux volées rampe sur rampe. Le salon et le petit appartement ouverts à la visite sont restés tels qu’ils avaient pu être entre les deux guerres mondiales, avec les souvenirs de famille, décorations, uniformes, photos jaunies, livres rares et papiers peints d’autrefois. Avant le goûter, offert sous la charpente d’une vaste grange, à l’issue de la promenade dans le parc romantique, et après avoir croqué quelques pommes (encore !) près de la glacière, nous avons découvert la charmante statue d’un jeune homme chapeauté. Un physiocrate, selon notre hôte qui nous explique le terme : la doctrine des physiocrates est un mélange de libéralisme économique radical et de despotisme éclairé, ayant pour seule mission de garantir ce libéralisme. Elle s'ordonne autour de grands thèmes dont la nature, la liberté et la terre. Pour en savoir plus, le mieux est de consulter l’Histoire des idées politiques de Jean Touchard (Puf 1948) sur Internet.

Château de Rully

Avec ses trois tours rondes et son donjon carré du XIIème siècle, son chemin de ronde, ses créneaux, ses mâchicoulis et ses archères, Rully est un beau témoignage d’architecture militaire. Située sur l’ancienne voie romaine, entre Beaune et Chalon, Cluny et Autun, cette vaste forteresse moyenâgeuse disposait d’une position stratégique enviable. Aujourd’hui, son avantage est viticole puisqu’elle domine les vignes de Rully et la plaine au loin, jusqu’à la Saône. Propriété des seigneurs de Rully, elle a été transmise exclusivement par les femmes. Au XVème siècle, elle échoit à la famille des Saint-Léger qui ont construit les bâtiments de la cour intérieure aux toitures couvertes de pierre de lave. Un terme qui n’aurait rien à voir avec la lave, mais viendrait du verbe « lever ». Au début du XVIIème siècle, Rully passe à la famille Montessus puis à la famille Ternay. Actuel propriétaire, le comte Raoul d’Aviau de Ternay a pris le relais avec ses trois fils, dont l’aîné n’a pas encore sept ans, ainsi qu’il nous le précise dès le début d’une visite marquée par l’humour et la gentillesse. De portraits de la famille en objets de curiosités, nous découvrons donc une demeure, jadis l’une des plus brillantes de la contrée. Témoin, l’escalier suspendu à la Mansart, ou encore le buffet renaissance de la salle à manger, dont le sol est recouvert d’une exceptionnelle mosaïque italienne. La visite se termine sous les voûtes monumentales de la cuisine où nous apprenons deux ou trois choses sur le fameux vin de Rully. En particulier que la ville de Chalon-sur-Saône offrait ce nectar entre tous pour honorer les princes qui la visitaient. Et qu’en 1629, le roi Louis XIII en reçut 28 feuillettes (fûts de 225 litres environ) de la part du baron de Saint-Léger. Ainsi s’achève ce riche périple sur les terres bourguignonnes.

En attendant de nouvelles aventures. Merci Madame Laurence Liban, adhérente VMF Drôme pour ces quelques lignes délicieuses


Voir aussi

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