VOYAGE SUR LES LACS ITALIENS

Le 24 septembre 2017

 

Dimanche 24 septembre

De l’aéroport de Malpensa, nous remontons la rive ouest du lac de Côme et arrivons pour dîner à  San Mamete Valsolda sur le lac de Lugano

Notre hôtel, Le Stella d’Italia, est juste au bord de l’eau, avec des chambres très agréables donnant toutes sur le lac.

Lundi 25 septembre : lac de Lugano

Nous embarquons  à 9h30 pour une journée sur le lac de Lugano. Ce lac, dont la plus grande partie se trouve en Suisse, est encadré de pentes abruptes ; certaines parties du rivage ne sont accessibles que par bateau.

En allant vers l’ouest nous passons devant Oria, localité célèbre par son écrivain, Antonio Foggazaro, puis la douane italienne. L’arbalète de Guillaume Tell que l’on aperçoit dans une arche de la route, marque l’entrée en Suisse.

Après être passé devant Gandria, joli village surplombant le lac, nous arrivons à Lugano, encadrée par le San Salvatore (912 M), qui limite à l’Ouest la branche Nord du lac, et par le mont Brè. Nous accostons à Campione d’Italia, enclave italienne en Suisse, très fréquentée en raison de son casino, construction moderne insolite dans les  paysages de la région. Nous visitons le sanctuaire de Santa Maria dei  ghirli (Sainte Marie des hirondelles, ainsi nommée en raison des artistes qui y venaient chaque année à la belle saison puis repartaient ensuite). La chapelle primitive s’est transformée au cours des siècles en église baroque, mais il reste des traces importantes du passé : fresques du 14ème siècle (1370) racontant l’histoire de Jean Baptiste, fresques du 16ème siècle illustrant la Genèse. Derrière la grille du chœur scènes de la vie de Marie du 17ème siècle.

Nous réembarquons pour Morcote, petit village étagé à flanc de montagne. Après déjeuner, visite du parc Scherrer créé par un riche commerçant suisse qui avait fait fortune dans le textile. On découvre au long des sentiers une très belle végétation, palmiers, bambous, eucalyptus, citronniers…et des constructions exotiques de styles divers, arabe, grec, égyptien, siamois, souvenirs des voyages d’Arthur Scherrer. Le village de Morcote a beaucoup de charme avec ses maisons à arcades au bord de l’eau et  ses ruelles étroites. Un escalier abrupt monte à l’église Santa Maria del Sasso (fresques du 16ème siècle) d’où l’on découvre un magnifique panorama sur le lac.

Mardi 26 septembre

La journée est consacrée à 2 sites de la région de Varese : la villa Cicogna Mozzoni à Bisuschio (8km au nord de Varese) et la ville de Castiglione Olona.(10 km au sud de Varese)

Nous sommes très aimablement  accueillis à la villa Cicogna Mozzoni par le comte Cicogna Mozzoni, descendant  direct de la famille qui fit construire cette maison vers 1400 comme pavillon de chasse. En 1476, lors d’une chasse, le duc de Milan, Galeazzo Maria Sforza, fut attaqué par un ours et fut sauvé d’une mort certaine par Agostino Mozzoni dont la famille bénéficia par la suite de quelques faveurs et privilèges. La villa est agrandie au 16ème siècle et entourée d’un beau jardin à l’Italienne dont les différents niveaux correspondent aux étages de la maison. Au rez-de- chaussée, des parterres de fleurs, haies de buis à dessins géométriques, niches peoples de statues, grotte et deux bassins rectangulaires.

L’ancien pavillon de chasse comporte en partie basse sur la cour plusieurs arcades décorées de fresques prolongeant le paysage de la nature environnante. Ces fresques furent découvertes en  1800 sous plusieurs couches de chaux, remède connu au 17ème siècle comme désinfectant pour combattre la peste. Le bâtiment rajouté au 16ème siècle comporte également une série d’arcades qui font face à celles du pavillon de chasse ; celles-ci sont également décorées de fresques.  L’accès au premier étage, le » piano nobile », se fait par un magnifique escalier à deux volées. Les parois de la volée supérieure, au dessus des balustrades en trompe l’œil, sont décorées de paysages de la région bordés de guirlandes de fruits et de fleurs (1560). Des blasons de la famille décorent la voûte. A l’étage les pièces sont entièrement meublées : bibliothèque, petit salon de musique avec un piano forte viennois de 1798, chambre…Dans l’une des pièces on a conservé les archives de la maison remontant au 15ème siècle. Le grand salon a un carrelage du 18ème siècle ; les parois sont décorées de guirlandes de fruits et de fleurs. Au dessus de la cheminée, une peinture de l’école de Giulio Romano montre Mars et Venus ; un rideau est pendu au dessus d’eux : c’est le filet invisible tendu par Vulcain, le mari jaloux de Venus. L’un des grands tableaux représente Angela Mozzoni qui épousa en 1580 Gian Pietro Cicogna.

En sortant sur le jardin on découvre la belle perspective d’un escalier bordé de cyprès. Au milieu de la double rampe des marches descend un ruisseau  vers un bassin décoré d’une tête de lion et flanqué de deux statues.

Très agréable déjeuner dans la villa avec le maître de maison.

Départ après le déjeuner pour Castiglione Olona.

 Cette petite cité doit son nom à ce qu’elle avait un château construit sur une colline dans la vallée de la rivière Olona. Elle porte la marque des aménagements réalisés au début du 15ème siècle par le cardinal Branda Castiglioni (1350-1443), grande figure de la Renaissance, diplomate,  érudit, et surtout bâtisseur d’églises et de palais.

Branda fit bâtir sur la colline la collégiale de la bienheureuse Vierge Marie et des saints Etienne et Laurent entre 1422 et 1425. La nef est à trois travées, marquée par deux rangées de piliers cylindriques. Dans le chœur, sur la voute des fresques du 15ème siècle (Masolino da Panicale) illustrent la vie de la Vierge ; sur les parois des fresques avec d’un côté le jugement et la lapidation d’Etienne, et de l’autre le martyre et la déposition au sépulcre de Laurent. Le monument funéraire du cardinal Branda est un sarcophage en pierre sculptée datant de 1443. C’est là que fut retrouvé en 1935 un parchemin donnant de nombreuses informations sur la vie du cardinal.

Le baptistère était une chapelle construite pour le cardinal et sa famille. Il est décoré de  fresques sur l’histoire de Saint Jean Baptiste (Masolino 1435) et d’une intéressante vue de Rome. On remarque surtout la très belle scène du banquet d’Hérode avec Salomé qui remet la tête du Baptiste à Hérodiade. Parmi les figures de personnages peintes sur les murs, le cardinal assistant au sermon de Jean Baptiste.

En descendant de la Collégiale, nous passons par l’église di Villa (1431-1444), édifice inspiré de Brunelleschi dont les œuvres étaient réalisées à Florence à cette époque. C’est un cube surmonté par un tambour cylindrique qui cache la coupole, visible de l’intérieur. Sur la façade, le portail Renaissance est décoré des statues de Saint Christophe et de Saint Antoine.

Sur la même place l’ancienne demeure du cardinal a été transformée en musée : salon à cheminée Renaissance, chambre décorée de fresques du 15ème siècle, bureau du cardinal avec deux belles mappemondes du 17ème siècle.

 

Mercredi 27 septembre  Lac de Côme : Tremezzo et Bellagio 

Le car nous dépose à la Villa Carlotta à Tremezzo. Celle-ci est remarquable à plus d’un titre : un très bel  emplacement au bord du lac, un grand nombre d’œuvres d’art et un jardin magnifique.

La villa fut construite en 1690 par Giorgio Clerici dont la famille avait fait fortune dans le commerce de la soie et les activités bancaires. Le domaine passa ensuite aux mains du comte de Sommariva, politicien brillant proche de Napoleon, qui enrichit la villa de ses collections de sculptures et de peintures et embellit le jardin. En 1843 la villa et ses collections furent achetées par le prince Albert de Prusse et sa femme, la princesse Marianne d’Orange Nassau, fille du roi de Hollande, qui la léguèrent à leur fille Carlotta lors de son mariage avec le duc de Saxe-Meiningen, botaniste passionné qui contribua à enrichir le jardin. La villa est aujourd’hui gérée par une fondation.

A l’intérieur des œuvres de Canova, en particulier une saisissante Madeleine repentante, une copie d’Amour et Psyché réalisée par son disciple Tadolini, des peintures du peintre Francesco Hayez (Le dernier adieu de Juliette et Roméo) et une remarquable frise sculptée représentant l’entrée d’Alexandre le Grand à Babylone, œuvre du sculpteur Danois Thorvaldsen. Au 2ème étage, on remarque une  belle tapisserie de Bruxelles (18ème) représentant une fête champêtre, une vierge à l’enfant de l’école du Perugin. On est frappé de la simplicité de la chambre de Carlotta.

Le jardin est exceptionnel par la variété des essences, des couleurs et des Paysages.

La villa La Quiete, au bord du lac comme la villa Carlotta dont elle n’est pas très éloignée, a été acquise au 18ème siècle par la famille Serbelloni. Gian Galeazzo Serbelloni (1744-1802) y passa sa jeunesse et y eut pour précepteur l’abbé Giuseppe Parini, poète et homme politique d’importance lors de la période Napoléonienne. Gian Galeazzo eut des responsabilités politiques importantes au moment de la constitution de la République Cisalpine (1797) ; C’est lui qui fit rajouter les deux ailes de la maison, aujourd’hui gérée par une fondation.

On remarque en particulier lors de la visite des différentes pièces, dont la chambre ou a couché Napoleon, de belles collections de porcelaine de Meissen, une collection de porcelaine de Sèvres (châteaux de la Loire) et, dans l’escalier, des tapisseries Hollandaises du 18ème siècle (scènes de bal champêtre)

Nous déjeunons au Grand Hôtel de Tremezzo avant de prendre le bateau pour Bellagio.

Bellagio est située à la pointe du promontoire qui sépare les deux branches méridionales du lac de Côme. Le site fut occupé au moyen âge par une forteresse détruite en 1375, puis une villa à partir du 15ème siècle. Au 18ème siècle le domaine entre dans la famille Serbelloni. Alessandro Serbelloni (frère de Galeazzo), puis son fils, s’attachent  surtout à aménager le parc. A partir de 1870, les héritiers Serbelloni louèrent la villa à des hôteliers et la vendirent en 1907 à une société Suisse qui en fit l’hôtel «  Villa Serbelloni ». L’hôtel est acheté et à nouveau transformé en villa particulière en 1930 par Ella Walker, princesse de la Tore e Tasso qui l’habita jusqu’à sa mort en 1959 et la laissa par testament à la Fondation Rockfeller de New York qui y accueille des chercheurs et des universitaires. La villa ne se visite pas, mais il est possible d’accéder au sommet du promontoire. Le sentier part au dessus de l’église Saint Jacques de style Roman Lombard ( 12ème-13ème siècle) dont La base du clocher est une tour de guet plus ancienne. Le chemin s’élève dans un beau parc comprenant une grande variété d’arbres et débouche au sommet sur un très beau panorama.

L’emploi du temps un peu serré ne nous permet pas de visiter les jardins de la villa Melzi d’Eril (bâtiment néo-classique édifié de 1808 à 1810 par Francesco Melzi d’Eril, grand chancelier du royaume Napoléonien d’Italie).

Retour en bateau à Tremezzo, puis en car à L’hôtel.

 

Jeudi 28 septembre

Lac Majeur : Iles Borromées et jardin botanique de la Villa Taranto à Verbania

Départ matinal pour le lac Majeur situé à l’Ouest du lac de Lugano. Nous rejoignons Stresa et prenons le bateau à 10h15 pour Isola Bella.

La famille Borromée s’est établie à Milan au 14ème siècle et a prospéré dans la banque. Riches et influents, les Borromée ont noué des alliances avec les Visconti et les Sforza, alliances marquées par les trois anneaux entrelacés qui figurent sur le blason de la famille. Elle a compté nombre de personnes illustres dont Saint Charles Borromée (1538-1589) évêque de Milan.

Au début du 16ème siècle, Isola Bella était essentiellement constituée par du rocher dont une partie était occupée par des maisons de pêcheurs. Charles III Borromée (1586-1652) y commença la construction d’un palais en 1632. L’île prit le nom d’Isabella, femme de Charles III, nom qui  devint par la suite Isola Bella. Les travaux furent poursuivis par le fils de Charles, Vitaliano, et les jardins en terrasses inaugurés en 1671. Les travaux ne seront complétés qu’au 19ème et 20ème  siècle.

Le palais, représentatif du baroque Lombard, est composé de nombreuses salles ornées de peintures murales et de tableaux de maîtres. Au rez-de-chaussée, au bord de l’eau, six pièces, les grottes, sont décorées de galets, marbres et roche volcanique. Les jardins, organisés en dix terrasses, forment une étonnante composition baroque.

Nous rentrons dans le Palais par la salle des médailles, qui doit son nom aux dix médaillons en bois sculpté placés en haut des murs, illustrant la vie de Saint Charles. Au centre de la pièce une grande table, sur laquelle est exposé un service en opaline Français du 19ème siècle, est surmontée d’un lustre de Murano du 18ème siècle. Nous passons ensuite dans le salon, vaste espace avec 4 piliers supportant une voute en coupole de 23 mètres de hauteur. La décoration en stuc comprend sur les piliers quatre statuettes de chérubins tenant les emblèmes en bronze figurant sur le blason de la famille. La salle de musique dans laquelle nous entrons ensuite est connue comme salle de conférence de Stresa : c’est là que se déroula en 1935 la réunion de Laval, Mac Donald et Mussolini. Elle est décorée de nombreuses peintures du peintre Flamand Pieter Mulier. La salle suivante, dite salle Napoleon, fut la chambre de Napoléon et de Joséphine de Beauharnais lors du retour de la campagne d’Italie. La bibliothèque contient des livres du 16ème au 18ème siècle, une arquebuse et des armures ; en partie supérieure des parois de grandes toiles reproduisent des fêtes et des évènements célèbres. La salle Luca Giordano est décorée de trois grands tableaux dont le jugement de Paris. La salle de Zucarelli contient une série de tableaux représentant les propriétés de la famille Borromée. De la salle de danse on descend à l’étage inférieur ou l’on peut voir une collection de marionnettes qui appartenaient au théâtre de l’île. On débouche ensuite dans les » Grottes », pièces au niveau de l’eau, exposées au nord, ou l’on pouvait bénéficier d’une certaine fraicheur. La sortie du palais se fait par la galerie des tapisseries, décorée de tapisseries tissées vers 1565 à Bruxelles. Celles-ci représentent des animaux : lions panthères, licornes, serpents, girafes, éléphants… dans des scènes dont l’interprétation est liée à la morale chrétienne : le bien, le mal,  la rédemption…

Nous reprenons le bateau pour l’isola dei pescatori ou nous déjeunons à la trattoria  Imbarcadero (service rapide et agréable) avant d’aborder à l’Isola Madre.

L’ile abrite un palais du 16ème siècle appartenant à la famille Borromée, dans lequel on découvre un bel ensemble de mobilier et d’œuvres d’art. On remarque l’extraordinaire matériel qui composait le théâtre de marionnettes de l’Isola Bella (dont des décors pour les scènes infernales).

Le jardin est un jardin botanique remarquable par ses essences végétales rares et exotiques, originaires du monde entier. Des paons et des perroquets y vivent en liberté.

Avant de rentrer à Stresa, nous visitons le jardin de la villa Taranto à Verbania. Ce beau jardin de 16 hectares a été créé en 1931 par le Capitaine Neil Mc Eacharn à la mémoire de l’un de ses ancêtres, le maréchal Mac Donald, duc de Taranto. Il compte plus de 20000 espèces de plantes du monde entier.

Retour en bateau à Stresa puis en car à l’hôtel.

Vendredi 29 Septembre.  Lac de Côme : villa Balbianello et Côme, manufacture de soie Montero et Cathédrale.

La villa Balbianello  occupe un site remarquable sur un promontoire qui s’avance dans le lac de Côme non loin de la localité de Lenno.

La Construction de la villa Balbianello et de sa Loggia remonte à la fin du 18ème siècle, lorsque le cardinal Durini achète la pointe de Lavedo pour y bâtir une demeure de vacances. Le lieu avait accueilli jusqu’au 16ème siècle des moines Franciscains dont le seul témoignage restant est la façade de la petite église caractérisée par ses deux clochers. A la mort du Cardinal en 1797, la villa apparaissait  déjà composée de deux bâtiments communicants et d’une loggia. Elle passe dans les mains de la famille Arconati Visconti puis, en 1919, elle est achetée par le Général Américain Butler Ames qui y fit d’importantes restaurations. A la mort du général, la villa est achetée par Guido Monzino, entrepreneur milanais connu, collectionneur et voyageur passionné (expéditions au Pôle Nord en 1971 et à l’Everest en 1973). Monzino restaure à nouveau la villa et la transforme en partie en musée. A la mort de Monzino en 1988, la villa est léguée à la fondation FAI (fonds italien pour la protection de l’environnement).

De la loggia du cardinal Durini, on a une double vue exceptionnelle sur le lac, vers Bellagio et vers l’ile Comacina. A ses extrémités  deux pièces symétriques : la bibliothèque, qui renferme une collection de livres sur les expéditions polaires et l’alpinisme et, de l’autre côté une pièce de cartographie ou sont conservés une collection de cartes et un ensemble de gravures anciennes sur le lac de Côme.

L’intérieur de la villa est décoré de mobilier anglais et français des 18ème et 19ème siècles. Les vitrines contiennent  des objets rares de nombreuses origines : Grèce, Mésopotamie, Mexique, civilisation Maya, céramiques chinoises d’époques Tang et Ming… A remarquer également une collection de peintures fixées sous verre. Dans la soupente est abrité le musée de Monzino, photographies et souvenirs de ses voyages.

Le jardin est magnifique : grands platanes taillés en candélabres,  haies de laurier, chêne vert devant l’entrée du rez-de-chaussée, lierre, glycines…

Nous reprenons en fin de matinée le car pour Côme ou nous déjeunons non loin de la cathédrale, puis nous partons visiter la manufacture de soie Mantero.

La Société, créée dans la première moitié du 20ème siècle, est une société familiale qui s’est progressivement développée et a aujourd’hui plus de 400 salariés, dont trente dessinateurs, qui réalisent la conception et l’impression de tissus en soie, foulards, cravates… L’impression des différentes couleurs se fait par sérigraphie, procédé qui tend à évoluer vers l’utilisation d’imprimantes digitales. La Société a pour clients nombre de grandes sociétés comme LVMH, Gucci, Nina Ricci…

Après un passage au magasin de vente nous reprenons la route pour la cathédrale de Côme

Le Duomo est un chef d’œuvre de l’art Lombard, construit du 14ème au 18ème siècle. Il possède une remarquable façade de style Renaissance . A l’intérieur de magnifiques tapisseries des 16ème et  17ème siècles et un orgue remarquable.

Le Broletto, siège de la municipalité au moyen-âge, est un bâtiment qui jouxte la cathédrale. Il a été édifié au 13ème siècle. Il est constitué d’un rez-de-chaussée à arcades et d’un étage orné de belles fenêtres à triples baies.

Nous reprenons le car vers l’hôtel à 18h30, après avoir savouré une glace à la gelateria Cavour.

Samedi 30 Septembre.  Lac d’Orta

Le lac d’Orta, à une vingtaine de km à l’ouest du lac majeur, est  l’un des plus petits lacs lombards. Ce lac a beaucoup de charme avec son joli village d’Orta San Giulio et la petite île San Giulio qui lui fait face.

Le car nous dépose en haut du village qui est interdit aux voitures. Nous descendons à pied en passant devant la villa Crespi, bâtie par un riche industriel dans le style mauresque, pour arriver à la piazza Motta ou se trouve l’embarcadère pour l’ile San Giulio. Le nom de San Giulio est du à Saint Jules, évangélisateur arrivé de Grèce au 4ème siècle. On dit qu’il voulut bâtir sur l’île, que l’on disait habitée d’animaux sauvages, et que pour traverser, il étendit sa cape sur l’eau. La première église (5ème siècle) fut remplacée à la chute de l’Empire Romain par une forteresse destinée à protéger des barbares. Une seconde église, plus importante, fut construite, puis une troisième au 12ème siècle.

Le village a beaucoup de charme avec ses ruelles étroites et ses maisons anciennes. Sur la piazza Motta, on peut voir l’ancienne mairie du 16ème siècle, le Palazotto, avec ses arcades et ses fresques.

Nous traversons pour aborder sur  l’ile San Giulio et visiter la basilique Romane du 12ème siècle. En entrant sur le côté de l’église on trouve à gauche  des fresques du 15ème siècle montrant Saint Sébastien percé de flèches, Saint Roch avec le bubon de la peste, Saint Jacques de Compostelle, Sainte Catherine d’Alexandrie et la roue, Saint Blaise…D’autres fresques montrent Saint Christophe, une vierge à l’enfant avec Saint Roch, la lapidation de Saint Etienne… En arrivant dans l’axe de l’église, on est surpris de se trouver dans une église de style baroque. A gauche de la nef, des fresques rappellent la vie de Saint Jules. Au centre de l’église se trouve un magnifique ambon en pierre serpentine du 12ème siècle sculpté des quatre évangélistes et d’une allégorie représentant la lutte du bien et du mal. Dans la crypte, une chasse contient le corps du Saint.

Après déjeuner dans l’île, nous prenons le petit train touristique, le trenino, qui  dessert les parkings et le Sacro Monte.

Sur la colline au dessus du village, le sacro Monte est dédié à  la vie de saint François d’Assise à travers 20 chapelles baroques, construites à partir de la fin du 16ème siècle dans l’esprit de la Contre Réforme. Ces chapelles sont décorées de fresques colorées et peuplées d’étonnantes statues en terre cuite grandeur nature mettant en scène la vie de Saint François de la naissance du Saint jusqu’à sa mort.

Retour en car à l’hôtel

Dimanche 1er octobre  Villa Fogazzaro Roi

Visite avant le déjeuner de  la villa Fogazzaro Roi, située à Oria non loin de l’hôtel, ou vécut à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème l’écrivain Antonio Foggazaro auteur de poèmes et de romans, en particulier du « piccolo mondo antico » (petit monde d’autrefois). Pour préserver la mémoire de l’écrivain, son petit neveu et dernier propriétaire de la maison, Giuseppe Roi, mort en 2009, a légué la propriété à la fondation FAI, après avoir fixé l’agencement des différentes pièces qui doit rester inchangé.

De la maison et de son petit jardin à plusieurs niveaux, on a une vue magnifique sur le lac. On visite le bureau d’Antonio Foggazaro, ou fut achevé «  le petit monde d’autrefois «   le 11 août 1895, année ou l’écrivain perdit son jeune fils, Mariano, du typhus. Toutes les pièces sont meublées comme autrefois : chambre Napoléonienne avec des images d’Epinal, chambre anglaise avec des scènes de chasse, chambre d’amis avec des remerciements écrits au dos de la porte, en particulier un poème, mis en musique quelques années plus tard. La table est dressée dans la salle à manger.  Le mobilier du 18ème et du 19ème, de rares tableaux fixés sous verre, de nombreuses représentations de vues du lac, des collections d’objets divers, donnent à cette maison beaucoup de charme.

Après déjeuner, nous rejoignons l’aéroport de Malpensa puis Paris.

 

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