Assemblée générale non statutaire 2016

Le 06 février 2016

Compte Rendu de l’Assemblée Générale 2015

du 6 février 2016 des délégations Doubs et Haute-Saône

 

C’est au Centre Régional de Restauration et de Conservation des Œuvres d’Art à Vesoul que Elisabeth Tyvaert déléguée de Haute-Saône et François Roy de Lachaise délégué du Doubs des Vieilles Maisons françaises ont accueilli les adhérents des deux départements pour un rendu compte de l’année écoulé.

         Après avoir eu une pensée pour deux adhérents du Doubs décédés, et leur famille durant cette année, François Perrot et Jean Legault, les délégués ont rappelé les événements qui ont eu lieu dans chaque délégation (voir le site internet) et ont signalé les dates de prochaines sorties :

Pour le Doubs = le 23 avril visite de l’église de Dampierre sur Linotte, le château de Vallerois le Bois (Jean Paul et Jacqueline Borsotti), le château de Bournel (Léonel et Béatrix de Moustier.)

                         = le 24 septembre, dans la Vallée de la Loue, visite du vieux château de Scay en Varais (Philippe de Scey Montbéliard), Notre Dame du Chêne et Ornans.

Pour la Haute-Saône = le 28 mai visite de Salins les Bains dans le Jura.

                                   = le 8 ou 15 octobre visite de Colmar en Alsace.

 

 

 

 

 

         Pierre Dufay, notre trésorier commun, présenta les comptes de chaque délégation séparément. N’ayant pas de remarques particulières, il a cependant rappelé que la trésorerie était faite pour servir au bon fonctionnement des délégations et donnait la possibilité d’envisager d’autres projets. Il a rappelé que la « délégation Jeunes » n’avait eu aucune activité. François Roy de Lachaise expliqua que cette dernière était à présent reprise dans le giron des aînés et en a profité pour saluer les deux seuls adhérents Jeunes présents : Anaïs Doulche et Pierre Maire du Poset.

         Les comptes de l’Atelier de Porcelaine présentés séparément sont bénéficiaires, ce qui permit à Bernard Cordier responsable de l’équipe des 8 bénévoles adhérentes d’expliquer le fonctionnement ; le but est d’aider à éduquer les enfants de CE – CM dans leurs déplacements des classes patrimoines organisées par les enseignants. Le choix de la classe lauréate se fait sur concours. Cette activité est unique actuellement au sein de l’association des Villes Maisons Françaises.

         Elisabeth Tyvaert, faisant partie de la commission, en profita pour expliquer le projet du siège de lancer une action sur les Classes Patrimoines. Il ne faudrait pas qu’il y ait de doublon.

         François Roy de Lachaise précise que jusqu’ alors, tous les frais d’électricité et de chauffage avaient été supportés par la famille Cordier et qu’à présent l’atelier le prenait en charge. Une vente aura lieu en mai comme à l’habitude au moment de la fête des mère. Il faudra étudier le financement d’une aide éventuelle à une classe pour 2016, quand nous connaîtrons le coût total de fonctionnement.

 

 

 

         Elysabeth Tyvaert a évoqué dans les perceptives 2016 l’interrogation sur le devenir du château de Ray sur Saône légué au Conseil Départemental de la Haute-Saône par la propriétaire Diane de Salverte, sa famille le possédant depuis 33 générations.

         René de Menthon, délégué Régional, précisa que les trois délégués s’étaient déjà entretenus avec lui sur le sujet, qu’il serait bon d’approfondir l’étude d’une action des VMF afin de participer à l’élaboration de l’appel à projets souhaité par le département. Notre présence pourrait être un élément modérateur sur des idées ne rentant pas dans le style du site.

 

         C’est alors que Gérard Aubert, directeur du Centre Régional de Restauration et de Conservation des Œuvres d’Art a présenté cet établissement et ses réalisations allant de la simple préservation à la restauration complète d’œuvres abîmées.

 

Avant les années 80, il n’y avait pas de formations de restaurateurs.

Aujourd’hui, il existe plusieurs écoles de restauration, en France et à l’étranger.

 

Le restaurateur a pour mission la lisibilité et la conservation à long terme des œuvres. Son intervention nécessite une connaissance approfondie de l’objet et une mise en œuvre des traitements efficaces et réversibles, dans le respect des matériaux originaux.

Chaque œuvre d’art est unique et nécessite un traitement personnalisé.

 

Il existe 3 niveaux de conservation :

 

La conservation préventive

Elle consiste en une action indirecte sur le bien culturel. La conservation préventive comprends l’étude des conditions de conservation de l’objet, son environnement climatique et sanitaire (relevé de température et d’humidité relative, recherche d’attaques d’insectes xylophage, recherche des développements fongiques ou de végétaux), ses différents lieux de conservation, son histoire, ses expositions.

 

       La conservation curative

C’est une intervention directe sur le bien culturel dans le but d’en stopper le processus d’altération. Eradiquer les insectes, neutraliser les moisissures, consolider les bois affaiblis, recoller les soulèvements de polychromies font partie des opérations à réaliser en premier chef. Il en va de la survie de l’œuvre d’art et bien souvent l’urgence est de mise.

 

       La restauration

Consiste à intervenir directement sur des biens culturels endommagés ou détériorés dans le but d’en faciliter la lecture tout en respectant autant que possible leur intégrité esthétique, historique et physique.

Elle comprend des interventions de nettoyage approfondi, de réfection d’éléments manquants ou enlèvement de rajouts, de renforts structurels et de compléments.

 

       Les luttes biologiques

Une des principales causes de détérioration des objets d’art et spécifiquement ceux en bois ou matériaux organiques sont les attaques biologiques (insectes xylophages et kératophages, et attaques fongiques).

Les restaurations se font sur du mobilier, des sculptures, des tableaux, ou encore du textile.

         Après le repas, l’après-midi a été consacrée à la visite de l’église de Saulx lesVesoul, du XVIIIè siècle pour son clocher néogothique de la seconde moitié du XIXè et pour sa nef et le chœur.

         En cours de restauration, Claude Dole architecte conseil VMF et pour la Commune expliqua en détail les travaux de réfection du clocher, des enduits et le retour de l’horloge en pierre ne possédant qu’une aiguille. Monsieur Paul Bacchetta, délégué Régional de la Fondation du Patrimoine expliqua le financement de cette opération. Il ne manqua pas de signaler les nouvelles dispositions prises par le gouvernement qui vont être ramené à la baisse,

         Une association a été créée pour aider au financement par mécénat et propose l’achat d’une tuile pour 7 € qui sera gravée au nom du donateur.

         La journée se termina par la visite du château, et ses dépendances (pigeonnier, pressoir, bûcher..) en cours de restauration, appartenant à la famille de monsieur Benjamin Gonzales adhérent en Haute-Saône habitant sur place, présent durant la journée.

         Le tout accompagné par un beau soleil d’hiver.

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