Une partie des souks d’Alep ont été ravagés par un incendie

Ce week-end, suite aux combats engagés entre les partisans du gouvernement syrien et les pro-révolutionnaires,  plusieurs centaines d’échoppes du marché médiéval auraient été détruites dans la vieille ville d’Alep, classée au patrimoine mondial depuis 1986.

Souk d'Alep

© Graham van der Wielen

Dès le lundi 1er octobre 2012, Irina Bokova, la directrice générale de l’Unesco, a exprimé sa concernation face à ces destructions. Elle rappelle notamment l’importance historique de ces souks, situés dans l’ancienne ville d’Alep : « les souks d’Alep représentent une entité prospère de l’activité économique et sociale de la Syrie depuis l’origine de la ville. Ils sont le témoin de l’importante d’Alep en tant que carrefour culturel depuis le deuxième millénaire avant J.-C ». Toujours selon Irina Bokova, « la destruction du patrimoine culturel – témoin de l’histoire millénaire du pays, estimée et admirée dans le monde entier – rend encore plus tragiques les souffrances humaines, déjà extrêmes ».

Un article paru dans Le Monde (réservé aux abonnés) nous apprend que les boutiques ornées d’une devanture en bois, et contenant de nombreux tissus, ont favorisé la propagation des flammes : « Cinq de la vingtaine de souks, qui forment ce dédale de ruelles et de passages voûtés, comme le souk des femmes, celui de l’or et celui des abayas, ont été entièrement détruits, selon des témoins sur place ».

Irina Bokova souhaite pouvoir envoyer une équipe d’experts dès que la sécurité pourra être assurée dans la ville. Cette histoire révèle une fois de plus l’impuissance de l’organisation internationale en cas de conflit armé, et n’est pas sans nous rappeler la destruction de mausolées et le pillage de manuscrits à Tombouctou au Mali.

 

 

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