Paris : une fondation pour assurer l’avenir des églises

Le 11 février dernier, la nouvelle Fondation Avenir du Patrimoine à Paris a été officiellement lancée. Son but est d’aider à la préservation des lieux de cultes de la capitale.

Eglise Saint-Augustin

L'église Saint-Augustin, l'un des chantiers prioritaires de la nouvelle fondation ©DR

« Il pleut dans les églises à Paris! » Voilà le constat qu’a fait la Fondation Avenir du Patrimoine à Paris. Lancée le 11 février 2014, elle a pour objectif de collecter des dons pour restaurer les églises de la capitale. Elle entend « renforcer les moyens apportés par la Ville de Paris à l’entretien et à la restauration des églises parisiennes. »

Ce nouvel acteur du patrimoine religieux est né d’une volonté d’enrayer la dégradation des édifices cultuels parisiens dont les plus nombreux sont des églises catholiques. « Les 85 églises et chapelles appartenant à la ville constituent un véritable trésor architectural », estime la fondation dans un communiqué.

7 millions d’euros pour 3 églises parisiennes 

Les collectes de la fondation s’effectueront projet par projet. Leur cible? les entreprises nationales, locales ainsi que les mécènes particuliers.La Fondation Avenir du Patrimoine à Paris est abritée par la Fondation Notre-Dame. Reconnue d’utilité publique, elle bénéficie des avantages fiscaux et patrimoniaux en matière de dons.

La première campagne 2014-2017 de cette nouvelle fondation a pour objectif  de récolter 7 millions d’euros. Les trois édifices prioritaires seront l’église Saint-Augustin (8ème arrondissement), l’église Saint-Merri (4ème arrondissement) et l’église de la Madeleine (7ème arrondissement).

Saint-Merri figurait déjà sur la liste 2014 des édifices en danger publiée par le World Monument Fund (WMF), tout comme Notre-Dame-de-Lorette située dans le 9ème arrondissement. 

Selon l’observatoire du patrimoine religieux,  un demi-milliard d’euros sera nécessaire dans les 15 ans pour sauver les 96 lieux de culte parisien, ce qui représente 15 euros par habitant et par an.

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5 réflexions au sujet de « Paris : une fondation pour assurer l’avenir des églises »

  1. Le , Philippe Prévost a dit :

    Commentaire *SVP, peut-on faire un don en ligne à la Fondation Avenir du Patrimoine ?
    Est-ce déductible du revenu imposable ?
    Merci.
    Cordialement,
    Philippe Prévost

    • Le , alice a dit :

      Commentaire *

      Tout à fait. La Fondation Avenir du Patrimoine à Paris est abritée par la Fondation Notre Dame, reconnue d’utilité publique et bénéficie des avantages fiscaux en matière de dons, soit une déduction de :
      – 75 % au titre de l’ISF, dans la limite de 50 000 euros (pour un don de 66 000 euros)
      – 66 % au titre de l’IRPP, dans la limite de 20% du revenu imposable.

  2. Le , ANJOT a dit :

    Commentaire *15 € par habitant c’est très peu eu égard aux impôts que nous payons.Donc une bonne idée de nous faire participer. Trouver une solution pour cela: qu’avez-vous le droit de faire ? Un tronc dans les églises, une sorte de quête un jour ?Je trouve inadmissible de ne pas faire payer, par ex. l’entrée à N.D. par les
    touristes ! 1 € ne serait rien !

  3. Commentaire * Je suis très perplexe et indecis quant à l’ aide à apporter à la ville de Paris et à l’ etat
    pour les réparations, restaurations et remises en etat d’usage. Ces dépenses incombent au propriétaire.
    Celui-ci se désengage contrairement à ses devoirs et de ses obligations datant du début du siècle dernier.
    J’a i été maire 18 ans d’ une petite commune rurale dans laquelle la religion n’ était pas la préoccupation
    principale. Le conseil municipal a décidé, à l’ unanimité de refaire la totalité de la toiture. Cette dépense représentait un effort très important pour les finances de la commune. Il faut assumer sa propriété. Que dirait-on d’ un propriétaire de maison qui refuserait de remettre en etat la toiture de cet immeuble loué, il serait
    contraint d’ effectuer les travaux.
    L’ appel à des fonds privés pour suppleer les défaillances de l’ etat et de la commune de Paris me choque profondément et je m’ étonne que les VMT soutiennent cette initiative.
    Sans vouloir faire de la politique ….. quoique … n’ est-il pas possible de suggerer des économies sur d’
    autres dépenses ?

    • Le , alice a dit :

      Merci de votre commentaire, voici quelques éléments de discussion en complément.

      Lors du lancement de la Fondation, Danièle Pourtaud – adjointe chargée du Patrimoine à la Mairie de Paris – a rappelé qu’en tant que propriétaire, la capitale n’est tenue qu’à l’entretien du clos et du couvert. Par conséquent, l’objet de ses interventions n’est pas d’ordre esthétique mais relève de la protection de première urgence afin d’éviter tous risques qu’encourrait le visiteur.

      Ainsi, la Fondation s’est donnée quant à elle pour objectif de créer un fond complémentaire permettant la poursuite des travaux urgents et la restauration des décors intérieurs et du mobilier.
      Elle intervient pour renforcer l’action municipale, sans se substituer à son financement.

      Pour citer leurs propres termes : « cette fondation n’a bien évidemment pas pour vocation de favoriser le désengagement de la finance publique. Au contraire, elle vise, par son soutien financier, à abonder et donc à développer les ressources de la collectivité consacrées aux projets de réhabilitation et de restauration entrepris. Cette initiative audacieuse est un encouragement à investir plus dans la sauvegarde du patrimoine parisien ».

      On ne peut que se féliciter que l’Église se préoccupe de la restauration des édifices qui lui sont affectés !

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