Serres d’Auteuil – Présentation d’un contre-projet

Lors d’une conférence de presse organisée le 31 mai 2012, Alexandre Gady et Philippe Toussaint ont présenté leur contre-projet pour sauver les serres d’Auteuil

Le 13 février 2011, la Fédération Française de Tennis (FFT) décidait de lancer un projet de modernisation et d’agrandissement du site de Roland-Garros. Or, comme on peut le voir sur le plan ci-dessous, les réaménagements empièteraient sur les jardins des Serres d’Auteuil. Certes, ce ne sont pas les serres classées de Jean Camille Formigé qui sont directement menacées de destruction, mais les serres chaudes, de construction plus récente. Toutefois, l’homogénéité du site serait remise en cause. De plus, les serres chaudes renferment des collections aussi remarquables que les grandes serres, dont des espèces rares, parfois en voie de disparition, et extrêment fragiles. Certaines ne survivraient pas à un déménagement.

Plan du projet d’extension de Roland-Garros

Face à l’entêtement de la FFT et de la Ville de Paris, Alexandre Gady et Philippe Toussaint, les présidents respectifs de la Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France (SPPEF) et des Vieilles Maisons Françaises (VMF), ont décidé de convoqué la presse afin de présenter leur contre-projet :

  • conserver le court n°1 (3 800 places),
  • conserver les courts Suzanne Lenglen et Philippe Chartier (15 000 et 10 000 places),
  • couvrir une portion de l’autoroute A13, sur 4 000 m2 afin d’y installer cinq courts d’entraînement,
  • transformer l’actuel court d’entraînement, situé entre les courts Suzanne Lenglen et Philippe Chartier, en une nouvelle Place des Mousquetaires destinée à améliorer l’accueil des spectateurs,
  • récupérer le Fonds des princes, pour y construire un court qui abriterait jusqu’à 3 500 places.

Le contre-projet à l'extension de Roland-Garros sur les serres d'Auteuil (©VMF)

Pour Philippe Toussaint, détruire « le court 1, construit en 1980, en excellent état, est une dépense aussi considérable qu’inutile » tandis que « couvrir de 4000 m2 l’A13, à la jonction du périphérique, représenterait un coût de 25 millions d’euros », et non pas vingt fois plus, comme l’indiquait Anne Hidalgo, première adjointe. La SPPEF et les VMF estiment que le coût de leur contre-projet serait de 45,1 millions d’euros, contre 58,8 millions d’euros pour le projet de la FFT.

Ce contre-projet trouve donc des solutions pour la modernisation et l’agrandissement de Roland-Garros, tout en garantissant le respect de l’intégrité du jardin des Serres d’Auteuil et du Bois de Boulogne.

>> En savoir plus sur le projet d’extension de Roland-Garros

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3 réflexions au sujet de « Serres d’Auteuil – Présentation d’un contre-projet »

  1. Le , françoise Durbec a dit :

    Commentaire *merci d’avoir pris ces considérations en compte; le vieux monde et les belles choses vous en sont gré

  2. Le , Muller a dit :

    Commentaire *

    Excellent projet qui aurait l’avantage de ménager la chèvre et le(s) choux .

  3. Le , Gouhier a dit :

    Commentaire
    Voilà un projet sérieux digne d être étudié et qui contenterait tout le monde
    Je ne comprends pas pourquoi il n a pas été retenu
    Histoire de politique , de blanchiment d argent ,? En ce moment rien n est impossible

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