La restauration du Panthéon de Paris

Un article du Figaro évoque la nécessité d’une restauration complète du Panthéon, qui se chiffrerait à 100 millions d’euros.

Considéré comme le temple de la République française, le Panthéon connaît une lente dégradation dûe aux vicissitudes du temps, et amplifiée par les tractions du monument. Erosion, corrosion des armatures, explosion des blocs, dégradation des parois, effritement du péristyle, vétusté de la couverture de plomb du dôme : le monument accuse aujoud’hui ses 220 ans.

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© wikimedia / Inocybe

Dans les années 1990, la chute d’un morceau de plafond avait déjà attiré l’attention sur le mauvais état de l’édifice. Des premières restaurations ont été menées après la tempête de 1999, et se sont soldées par le réaménagement du circuit dans les parties hautes en 2001, et la réouverture de la nef en 2006.

Le Panthéon requiert cependant un programme de restauration d’envergure. Pascal Monnet, administrateur du lieu, évoque le chiffre de 100 millions d’euros sur dix ans. La question du financement se pose, et le recours au mécénat s’annonce difficile. L’ampleur des travaux et l’impossibilité de privatiser et d’exploiter ce lieu solennel constituent autant de freins à la motivation de financements privés.

Le Panthéon connaît cependant un regain d’intérêt, auquel a participé l’entrée d’Alexandre Dumas en novembre 2002. L’année dernière, ce ne sont pas moins de 640 000 visiteurs, dont 30 000 scolaires et 70 % d’étrangers, qui s’y sont rendus. Les polémiques régulières autour des panthéonisations contribuent également à ancrer le monument dans la mémoire des Français.

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© wikimedia / Triboulet

Elevé entre 1764 et 1790 par Jacques-Germain Soufflot, l’édifice devait être à l’origine une église dédiée à sainte Geneviève, patronne de Paris. Entre temps, la Révolution éclate, et  en fait un temple de la patrie dédié aux hommes qui contribuent à la gloire de la France. Le monument connaît ensuite des bouleversements tout au long du XIXe siècle. Rendu au culte catholique de 1821 à 1830, il redevient « Temple de la Gloire » sous la monarchie de Juillet, puis à nouveau  une église en 1851. A l’occasion du décès de Victor Hugo en 1885, le monument est défiinitivement consacré aux grands hommes honorés par la République. Soixante-douze personnes y reposent, sur les 300 places disponibles.

Voir l’article consacré par Le Figaro à la restauration du Panthéon

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