Le séisme au Népal : un désastre culturel

Le séisme qui a frappé le Népal le 25 avril a causé la mort de plus de 5000 personnes. on déplore également des destructions considérables en matière de patrimoine. Des pertes telles que la reconstruction s’annonce délicate. 

 

©SIM Central and South East Asia / Flickr Creative Commons

 

5000 morts et au moins 10 000 blessés. Le bilan du séisme qui a frappé le Népal le 25 avril ne cesse de s’alourdir. Au désastre humain s’ajoute la catastrophe culturelle. Les destructions touchant le patrimoine sont considérables. Rappelons que de nombreux sites historiques de Katmandou, la capitale du pays, étaient classés au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1979.

Spectaculaire, la tour de Dharahara, haute de 50 mètres et dotée d’un escalier de 200 marches conduisant à un autel dédié au dieu hindou Shiva est l’un de ces monuments emblématiques qui n’a pas résisté aux secousses. Érigé en 1838, le bâtiment avait déjà été reconstruit après avoir été endommagé par un tremblement de terre en 1934. La catastrophe n’empêche pourtant pas certains touristes de se prendre en photo. De quoi provoquer l’indignation de certains internautes, comme en témoigne le tweet suivant :

 

C’est encore sur le réseau social Twitter, que locaux et touristes s’émeuvent des destructions causées par le séisme en postant des instantanés avant/après. 

 

Une reconstruction impossible ? 

L’un des seuls sites remarquables à être épargné est Lumbini. Un lieu symbolique puisqu’il serait l’endroit où naquit Bouddha au VIe siècle avant  J.-C. Le bouddhisme fédère aujourd’hui 10 % de la population népalaise et ses influences sur  la culture du pays sont considérables. Classé au patrimoine mondial de l’humanité, le site ne présenterait que de légères dégradations.

Si pour l’heure, les spécialistes poursuivent la collecte d’informations, certains ne cachent pas leur pessimisme. « Une restauration complète ne serait pas possible compte tenu de l’étendue des dégâts sur les sites historiques », estime P.D Balaji, directeur du département histoire et archéologie à l’université de Madras (Inde), dans une interview accordée à l’AFP.

Au-delà des considérations patrimoniales, des experts craignent que cette catastrophe naturelle n’anéantisse l’économie du pays. Car, comme le rappelle Annick Hollé, auteur de l’ouvrage Katmandou, la ville aux mille visages, dans les colonnes du Figaro : « Le patrimoine culturel est un élément essentiel pour l’économie du Népal, il constitue une entrée de devises substantielles pour le pays. » 

 

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