Festival de l’histoire de l’art à Fontainebleau du 30 mai au 1er juin

Du 30 mai au 1er juin prochains se tiendra la QUATRIÈME edition du festival de l’histoire de l’art au CHÂTEAU de fontainebleau. Organisé par l’institut national d’histoire de l’art et le CHÂTEAU de fontainebleau, il abordera le thème des collections et mettra à l’honneur les couleurs de la suisse.

Durant l'édition 2013 du festival, 20 000 visites ont été comptabilisées dans les différents événements proposés © DR

 

trois questions à Florence Buttay, directrice de la programmation du festival :

Comment est né le festival de l’histoire de l’art?

Il y a quatre ans, nous nous sommes demandé comment mettre en avant d’une manière conviviale l’histoire de l’art. L’idée était de permettre aux professionnels et aux spécialistes d’échanger mais aussi de créer un lieu où le public pourrait rencontrer ces métiers. En nous inspirant du festival des rencontres de l’histoire de Blois, nous avons monté la première édition du festival de l’histoire de l’art de Fontainebleau en 2011 et c’est devenu un festin des arts visuels!

Nous voulions marquer l’identité de la manifestation en l’organisant dans un lieu emblématique de l’histoire de l’art en France, qui parle tout de suite au public. Grâce à l’enthousiasme qu’ont montré le château et la mairie de Fontainebleau, ça fonctionne très bien.

Quel est le programme de cette quatrième édition?

Le château de Fontainebleau pendant le festival ©DR

Le festival est toujours composé de deux parties, une partie thématique et une partie liée à des questions d’actualités. Cette dernière permet d’engager une réflexion à l’appui des recherches les plus récentes, à laquelle le public est invité à participer.

Le thème retenu cette année est « collectionner ». Plusieurs conférences et tables rondes autour des galeries de portraits, du patrimoine rural, des collections d’assiettes ou encore des jardins et des collections qui y prennent place seront proposées. Comme lors des précédentes éditions, une place importante sera laissée aux films et à la vidéo. C’est une façon, pour nous, d’attirer un public qui pourrait être intimidé par les arts graphiques. On choisit de parler d’art, de le montrer, mais pas nécessairement de l’exposer. On veut pouvoir parler de tout sans être limités par une exposition. La vidéo permet d’être en contact avec les œuvres sans les exposer. 

Enfin le pays invité cet année est la Suisse. C’est un pays auquel le public ne pense pas spontanément en termes d’art. Les pays invités lors des éditions précédentes étaient plus évidents! La Suisse est un pays très particulier par son multiculturalisme et elle tient un rôle très important sur la scène contemporaine. Vous retrouverez des éléments sur l’architecture mythique du chalet, mais aussi des choses plus surprenantes qui donnent une autre image de la Suisse!

Le festival est marqué par une forte volonté d’intéresser à la fois un public de professionnels et de chercheurs et le grand public. Comment réussissez-vous à concilier ses deux attentes assez différentes?

C’est un défi! Mais c’est vraiment le propos de notre festival. On voit partout de longues files d’attentes devant les musées et un appétit de voir et de comprendre de la part du grand public. C’est un savoir qui paraissait inaccessible mais qui, en fait, se communique aisément. Je pense que c’est plus facile que d’organiser un festival de mathématiques! C’est même un devoir de transmettre et de faire partager cette passion de l’histoire de l’art. Le festival permet des rencontres inédites. Les gens ont maintenant moins peur d’aller interroger un spécialiste même lorsque les tables rondes sont terminées.

Festival de l’histoire de l’art, du 30 mai au 1er juin, au château de Fontainebleau. Entrée libre et gratuite. Toute la programmation ici.  

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