50 propositions pour sauver le patrimoine de l’humanité

Le 17 novembre dernier, Jean-Luc Martinez, président-directeur du Musée du Louvre, a présenté un rapport de 50 propositions sur la protection du patrimoine de l’humanité dans les zones de conflit.

 

C’est en réaction à la destruction de certains monuments de Palmyre, en Syrie, que le président de la République, François Hollande, a commandé à Jean-Luc Martinez, président-directeur du musée du Louvre un rapport sur la protection du patrimoine de l’humanité en situation de conflit armé.

Rendu public le 17 novembre dernier, le rapport se concentre particulièrement sur la Syrie, l’Irak, le Yémen et la Libye, mais évoque également les pays touchés par des attentats dans des lieux patrimoniaux comme l’Égypte ou la Tunisie. Jean-Luc Martinez rappelle que la protection du patrimoine dans les zones de conflit doit s’accompagner « d’une mobilisation au moins aussi importante pour protéger les populations actuellement victimes de la barbarie ».

Jean-Luc Martinez, le président-directeur du Musée du Louvre

Jean-Luc Martinez, le président-directeur du musée du Louvre © musée du Louvre


 

Création d’un « musée de saisies »

Quelles sont les principales propositions du rapport ? Jean-Luc Martinez préconise, entre autres, la création de « musées de saisies » chargés de rassembler les œuvres volées récupérées par les douanes, la constitution de listes noires de « paradis du recel » ou encore la création de « réserves-refuges ».

De façon plus symbolique, le rapport propose de créer un « mémorial des gardiens du patrimoine » qui pourrait prendre place dans le jardin des Tuileries, à Paris. Il s’agirait d’un lieu de mémoire pour honorer ceux qui ont risqué ou perdu leur vie pour défendre le patrimoine de l’humanité, à l’instar de Khaled al-Asaad, l’ancien directeur des antiquités de Palmyre, assassiné en août 2015, trois mois après la prise de la ville par Daech.

Dans ce rapport, Jean-Luc Martinez insiste sur l’urgence d’initiatives concrètes pour préserver ce patrimoine, rappelant que si ces destructions ont toujours existé en cas de conflit, elles se sont systématisées ces derniers mois, utilisées comme  un outil de propagande pour semer la terreur. Car, comme le souligne le président-directeur du Musée du Louvre, derrière ces destructions, il y a la « volonté d’anéantir l’identité de l’adversaire, son histoire, sa culture et sa foi ». Ce commerce illégal des « antiquités du sang » représente en outre une source majeure du financement du terrorisme.

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